Les industries perdues

Vue entière de C'est sur le sol qu'on prend appui pour s'envoler

Richard Purdy et François Hébert, concepteurs
Alain Cadieux, menuisier

C'est sur le sol qu'on prend appui pour s'envoler, 1991

Bois, résine, peinture
Longueur 7,2 m × hauteur 2,7 m

Emplacement : Station de métro McGill, mezzanine ouest près de l'accès à Les Ailes de la Mode

C'est sur le sol qu'on prend appui pour s'envoler, détail C'est sur le sol qu'on prend appui pour s'envoler, détail

Cette oeuvre est l'une de deux commanditées par Westcliffe, l'exploitant de la Place de la Cathédrale, à être ajoutées à la station lors de la construction du couloir sud reliant les deux mezzanines aux Promenades de la Cathédrale. L'autre est Passūs de Murray MacDonald.

Il s'agit d'une énorme carte en relief hautement détaillée de l'île de Montréal. Les artistes ont consacré un été au complet à la reproduction de cartes et de photos aériennes. Tous les édifices importants y figurent, et l'oeuvre est éclairée pour faire luire les gratte-ciel du centre-ville. Un passager pourrait passer des heures à la contempler.

« Quand vous êtes dans le métro, vous êtes sous terre, dans un tunnel. Nous voulions transporter les voyageurs ailleurs et avec cette oeuvre, ils se retrouvent instantanément à 20 000 pieds d'altitude. D'oû le titre de la murale, C'est sur le sol qu'on prend appui pour s'envoler. J'aime bien ce titre car il apporte une note d'espoir. J'aime également l'idée que vous n'êtes nulle part quand vous regardez cette oeuvre : vous êtes sous terre, mais vous regardez la ville comme si vous étiez dans un avion. »
-Richard Purdy
(Info STM, Les artistes du métro de Montréal: Richard Purdy, Métro, 13 octobre 2004, p. 9)