ARCHITECTE
Jean-Louis Beaulieu

 ARTISTES
Jean-Louis Beaulieu
Claude Guité

 DATE D'OUVERTURE
7 septembre 1981 (ligne orange)
4 janvier 1988 (ligne bleue)

Quai terminus de la ligne bleue au plafond voûté, avec murale de  Claude Guité

Corridor supérieur voûté entre les quais Côte-Vertu et Snowdon
Escaliers dans le corridor inférieur, entre les quais Henri-Bourassa et Saint-Michel

Plan de la station Snowdon

Pour réduire les démolitions nécessaires dans le quartier, cette station était planifiée comme trois tunnels voûtés parallèles : les quais de la ligne bleue à un côté, ceux de la ligne orange à l'autre, avec les corridors entre eux, menant vers la mezzanine et la sortie. Les tunnels sont reliés par quatre petits tunnels transversaux.

À cause de ces contraintes d'espace, les escaliers entre les quais ont dû être positionnés très soigneusement. Il y en a six, distribués centralement avec un additionnel à chaque côté.

L'aménagement de la station paraît très étrange en comparaison avec Lionel-Groulx, une autre station-correspondance avec des quais accotés. Cette station-là a les deux quais vers le centre-ville sur un niveau et les deux quais vers la banlieue sur un autre, ce qui permet que le plupart des correspondances puissent se faire en traversant les quais tout simplement.

À Snowdon, contrairement, le niveau supérieur relie la ligne Côte-Vertu (vers le banlieue) et le terminus Snowdon (vers le centre-ville), et le niveau inférieur relie les lignes Henri-Bourassa (centre-ville) et Saint-Michel (banlieue). Les passagers qui continuent au centre-ville depuis la ligne bleue doivent alors descendre des escaliers pour ce faire.

La raison pour tout cela est que la ligne bleue devait originalement s'étendre vers l'ouest pour desservir Notre-Dame-de-Grâce, dans quel cas la planification aurait été plus logique.

Cependant, l'aménagement actuel facilite au moins les correspondances pour des trajets en dedans de Côte-des-Neiges (Snowdon à Plamondon et Côte-des-Neiges), ainsi que les trajets des étudiants de l'Université de Montréal habitant au nord.

Entrée au rez-de-chaussée d'un immeuble, avec un jardin en contrebas
Jardin en contrebas à la station Snowdon

Accès au jardin depuis la mezzanine L'accès unique est intégré dans un bâtiment de quatre étages abritant des bureaux de la STM. Sous l'encorbellement se trouve un beau jardin en contrebas, garni d'arbres et de lierre. Ce jardin admet de la lumière par des vitrines dans la mezzanine, d'où il est accessible aux passagers. Dans des temps cléments, il est une aire de repos agréable.

Lustres dans le puits d'escaliers
Sculpture-grille de Jean-Louis Beaulieu

Depuis la mezzanine, un puits d'escaliers assez raide, illuminé par des lustres dramatiques, mène aux quais. Un grand puits de ventilation dans l'escalier est dissimulé par une sculpture-grille de Jean-Louis Beaulieu. Ses formes de flamme en métal peint couleur terre-cuite s'utilisent à bon effet esthétique en plus de sa fonction utilitaire.

Tous les murs et les planchers de la station sont en brique d'argile d'Estrie. Un ancien plan voulant que l'un des quais soit laissé en roc nu, comme quelques stations à Stockholm, a dû être abandonné pour des raisons de sécurité. Quand même, au niveau supérieur des quais se trouvent des vitrines donnant sur les formations rocheuses naturelles. Interpretées par des panneaux explicatifs, ces vues permettent un coup d'oeil intéressant sur ce qui était ici avant le métro.

Vitrines regardant sur le roc
Signalisation dans le tunnel central

Un autre élément unique se constitue des porte-panneaux cubiques dans le tunnel central de la station. Puisqu'ils ne peuvent pas accommoder les panneaux standards utilisés ailleurs dans le réseau, ils devaient attendre très longtemps pour une mise à jour (à tel point qu'ils arboraient le vieux nom, Berri-de Montigny, pour Berri-UQAM, jusqu'assez tard dans les années 2000). Or on a procédé dernièrement à l'insertion de nouveaux panneaux fabriqués sur mesure : plans de système, plans de ligne et listes d'attractions.

Les quais sans les murales
Les quais avec les murales enlevées
Malheureusement, l'oeuvre d'art principale de la station a souffert de graves dégâts : les quatre merveilleuses murales de Claude Guité, sous le titre Les quatre saisons, qui s'élancent le long de chacun des quatre quais (152,4 m), ont été touchés par le graffiti peu de temps après l'ouverture de la station. À peu près la moitié des panneaux de la murale du quai Montmorency et la presque totalité de ceux de la station Côte-Vertu avaient été partiellement effacés. Les deux autres ont été également touchées par les « tags ».

La STM et l'artiste sont en train de mener à bien un plan de restauration; les panneaux ont été retirés et repeints par l'artiste, et sont en cours de réintégration avec de nouvelles mesures de protection. Le parachèvement de ce processus se fait attendre, toutefois, et jusqu'à ce jour, seulement la murale « Été » du quai Saint-Michel a été réinstallée.

La murale du quai Côte-Vertu (Hiver) avant d'être endommagée
La murale du quai Côte-Vertu (Hiver) avant d'être endommagée

Murale Côte-Vertu (Hiver)
Côte-Vertu (Hiver)

Murale du terminus Snowdon (Automne)
Terminus Snowdon (Automne)

Murale Henri-Bourassa (Printemps)
Henri-Bourassa (Printemps)
Murale Saint-Michel (Été)
Saint-Michel (Été)

Murale Saint-Michel
Une portion réinstallée de la murale Saint-Michel (Été)

 NOTE SELON MATT
Trois flèches - très bien !Trois flèches - très bien !Trois flèches - très bien !

Image cvertu-undamaged.jpg par la courtoisie des archives de la STM.