SAUVÉ
Architectes
Janusz Warunkiewicz (Ville de Montréal) (voir Faits divers)
Gare de train de banlieue (2015) : (inconnu)
Artiste
Marie-France BrièreMise en service
14 octobre 1966
Gare de train de banlieue : 6 juillet 2015
Art et architecture
Les murs sont revêtus partiellement de carreaux couleur paille et partiellement de mosaïque, avec un motif dégradé de brun sur beige. Le parement autour des bancs aux quais est inversé, crème sur brun. Un élément distinctif : les escaliers mécaniques sont longés par des murets qui en encadrent également les têtes et les pieds.
Les zones supérieures de la station sont aussi assez restreintes, dont la salle de contrôle, les deux édicules et les escaliers et les couloirs qui les relient. La salle de contrôle est aménagée maladroitement dans un coin, à l’angle droit entre l’axe des escaliers vers les quais et celui des escaliers et du corridor menant aux édicules.
L’édicule Sauvé Nord se trouve directement au-dessus de la salle de contrôle, à laquelle il est relié par deux escaliers séparés par une sorte de passerelle occupée par un local commercial. L’édicule, comme son homologue, est une structure basse qui présente des murs extérieurs en béton nervuré, un mur-écran projetant près des portes et un toit en saillie servant d’auvent.
Au niveau de la billetterie, un couloir étroit passe entre les escaliers vers l’édicule principal pour traverser sous la rue et rejoindre le minuscule édicule Sauvé Sud. On peut présumer que cet édicule, qui n’est guère plus qu’un escalier recouvert, doit sa taille très restreinte à sa position coincée entre le trottoir et un cimetière.
Avec l’ouverture du train de banlieue de Mascouche, Sauvé est devenue une station intermodale. Malheureusement, la gare, construite sur un talus, se trouve à 170 mètres de l’édicule sud de la station de métro, la distance la plus importante du réseau entre une station intermodale et sa gare. De plus, en raison de difficultés inattendues durant sa construction, le bâtiment principal de la gare a été construit encore plus loin, au sud de l’angle des rues Saint-Denis et du Port-Royal, à 270 mètres de la station de métro. Il s’agit là d’un petit bâtiment constitué d’un basilaire de brique brune surmonté par une tour revêtue de verre et de panneaux de métal gris, qui accueille l’escalier et l’ascenseur donnant accès à la gare. Le haut de la tour est relié au quai par une passerelle de construction partiellement fermée.
À cause du retard dans la construction de cet édicule, un accès secondaire fut d’abord aménagé rue Berri. Il s’agit d’une structure rudimentaire en béton entourant un escalier ouvert. Cet accès secondaire a été maintenu après le parachèvement de l’édicule principal et, heureusement, permet un parcours plus court entre la station de métro et la gare.
La construction de la gare a également entraîné l’ajout d’une œuvre d’art à l’ensemble intermodal, grâce au programme du 1 %. La sculpture de Marie-France Brière, au titre de Déplacement, symbolise la mobilité avec une forme abstraite en acier jaune représentant une chaussure. Elle est installée à côté du sentier piéton reliant l’édicule de la gare avec la rue du Port-Royal.
Accessibilité
Cette station n’est pas accessible en fauteuil roulant. Aucun projet de mise en accessibilité n’a été annoncé.
Selon le rapport d’accessibilité universelle 2022 de la STM, des études préliminaires étaient en cours pour la mise en accessibilité de cette station. Toutefois, la construction de nouveaux ascenseurs est interrompue à cause de compressions budgétaires imposées par le gouvernement provincial,1 et aucun chantier n’a encore été annoncé.
Pour sa part, la gare de train de banlieue est accessible, grâce à l’ascenseur intégré au bâtiment principal, au sud de l’angle des rues Saint-Denis et du Port-Royal, ainsi qu’une rampe permettant l’accès aux trains de banlieue via leur porte supérieure.
Historique et faits divers
Achalandage
3 173 639 départs en 2023 (métro seulement)
29e station en achalandage
Profondeur des quais
15,9 mètres
34e station en profondeur
Longueur d’interstations
Vers Crémazie : 1279,60 mètres
Vers Henri-Bourassa : 771,60 mètres
Origine du nom
Rue Sauvé. Comme plusieurs rues de Montréal, on croit que la rue Sauvé porte le nom d’un ancien propriétaire des terrains qu’elle traverse. Toutefois, l’auteur n’a pu trouver aucun renseignement à propos de cette personne. La rue a été ainsi nommée en 1912.
Plan (1914) avec la rue Sauvé en surbrillance
(Source2)
Faits divers
- L’identité de l’architecte de cette station a suscité de la confusion. Des sources plus vieilles l’attribuent à Adalbert Niklewicz. Or, les sources plus récentes nomment plutôt Janusz Warunkiewicz, notamment sur la base des formes architecturales (ex. l’utilisation de couloirs rectangulaires plutôt qu’en arche). L’incertitude pourrait être attribuable à la présence d’esquisses architecturales de la station signées A. Niklewicz dans les Archives de Montréal (voir plus bas). Toutefois, on sait qu’il a préparé des esquisses de certaines stations créées par d’autres architectes.3 Les deux hommes étaient architectes de la Ville de Montréal et, par coïncidence, ont également dessiné les deux stations adjacentes : Warunkiewicz a créé la station Henri-Bourassa et Niklewicz, la station Crémazie.
Esquisse architecturale de l’intérieur de l’édicule Sauvé Nord
(Source4)
Esquisse architecturale de l’extérieur de l’édicule Sauvé Nord
(Source5)
Esquisse architecturale des quais et du transept
(Source6)
- Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait que cette station accueillerait une œuvre au sujet de « la chienne Pilote, qui a sauvé la colonie à plusieurs reprises en alertant son maître, Lambert Closse ».7
- Avant de devenir une station intermodale avec l’arrivée du train de banlieue de Mascouche en 2014 et l’ouverture de la gare Sauvé le 6 juillet 2015, Sauvé avait déjà été brièvement une station intermodale en 1990. En effet, pour pallier à d’importants travaux sur l’autoroute Métropolitaine (A-40), la STCUM a mis en place une ligne temporaire de train de banlieue. En service du 15 mai au 12 octobre 1990, celle-ci reliait Repentigny avec les stations de métro Sauvé et du Collège. La correspondance avec la station Sauvé se faisait en descendant à la gare Ahuntsic de VIA Rail (à ne pas confondre avec l’actuelle gare Ahuntsic de la ligne Mascouche), située à environ 540 mètres à l’est de la station de métro.8
- Hormis la gare Centrale, la gare Sauvé est la seule gare à Montréal offrant une connexion intermodale entre le métro et les trains interurbains. Trois trains VIA Rail en direction de Jonquière et Senneterre, et trois trains qui en reviennent, effectuent des arrêts à la gare Sauvé par semaine. Le service de VIA Rail a été redirigé ici en 2017 suite à la fermeture de l’ancienne gare Ahuntsic, mentionnée précédemment.
Adresses des accès
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Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville A Accès Sauvé Nord : 9800, rue Berri, angle rue Sauvé Gare de train de banlieue : |
Attractions avoisinantes
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Dernière mise à jour : 2026-09-18
Références
- Ouellette-Vézina, Henri. (2025, 16 avril). Faute de financement : L’installation d’ascenseurs encore à l’arrêt dans le métro. La Presse. ↩
- Adapté de : Chas. E. Goad Co. (1914). Atlas of the City of Montreal and vicinity in four volumes, from official plans – special surveys showing cadastral numbers, buildings & lots. Montréal : auteur. Planche 301. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0000174399. ↩
- Source de l’information : Benoît Clairoux, communication personnelle, le 20 juillet 2023. Sources pour Niklewicz : Clairoux, Benoît (2001), Le métro de Montréal: 35 ans déjà, Montréal : Hurtubise HMH, p. 113; Guides de voyage Ulysse (1992), Montréal en métro, Montréal : auteur, p. 132. Sources pour Warunkiewicz : Guides de voyage Ulysse (2007), Montréal en métro (2e éd.); John Martins-Manteiga (2011), Métro : Design in motion / Le design en mouvement, Montréal : Dominion Modern; le site Web de la STM. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M058-007. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M058-005. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M058-009. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
- Une fois décoré, le métro sera un livre d'images sur Montréal. (1968, 25 février). Le Petit Journal, p. 7. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
- Torge, J. (1990, 14 mai). Free trains offer handy solution to chaos on Metropolitan Blvd. The Gazette. P. A5. ↩
Crémazie







































