ARCHITECTES
Julien Hébert et Jean-Louis Lalonde

 ARTISTES
Jacques de Tonnancour
Julien Hébert
Joseph-Arthur Vincent

 DATE D'OUVERTURE
28 avril 1980

Progression de voûtes au dessus du grand volume, avec la sculpture mobile de Jacques de Tonnancour

Progression de voûtes au dessus du grand volume, avec la sculpture mobile de Jacques de Tonnancour
Progression de voûtes au dessus du grand volume, avec la sculpture mobile de Jacques de Tonnancour

Cette station gracieuse et belle se centre autour d'un volume interne très profond. Le plafond de cet espace au dessus des quais est planifié comme une progression de voûtes, chacune plus haute que la dernière, dont les formes sont réflétées sur le mur d'en face.

Puits de lumière triangulaire
Caissons ajourés triangulaires dans l'édicule principal
Cage d'escalier séparé du grand volume
Carrelage, pilier, et caissons hexagonaux
Des retraits très hauts de forme triangulaire sont tranchés dans les murs de part et d'autre des quais au bout des escaliers. Ces retraits, emphasés en brique jaune émaillée, admettent la lumière naturelle aux quais depuis l'édicule à un côté et d'un puits de lumière à l'autre.

Encore plus de drame s'ajoute aux quais par la séparation forcée des cages d'escalier de la voûte principale, ce qui fait que la dernière soit encore plus frappante pour des voyageurs arrivant en bas.

Les triangles des puits de lumière se répètent dans les caissons d'éclairage sur le plafond de la mezzanine et dans les caissons ajourés du plafond de l'édicule.

Les parties inférieures des murs des quais sont décorées d'un dégradé attrayant de couleurs, commençant de vert aqua à chaque bout et passant par bleu, violet, rouge, et orange pour rencontrer dans les expanses jaunes du centre. Cet agencement égaie les quais même pour des voyageurs à bord des trains qui y passent.

Rangée de couleurs

Vue extérieure de l'édicule
Vue intérieure de l'édicule

Pour retourner aux étages supérieurs, l'édicule principal, une construction à demi-niveaux reprenant le thème hexagonal de la mezzanine, se situe dans une boucle d'autobus. Le grand escalier fixe vers l'édicule débouche sur une passerelle au dessus de la cage d'escalier, qui rejoint la salle des pas perdus juste en avant des tourniquets.

Couloir vers les bouches de métro
Galerie assurant l'accès aux bouches de métro

La vaste salle des pas perdus est reliée par un long couloir vers une galerie souterraine mais ouverte, de laquelle des escaliers à ciel ouvert débouchent de part et d'autre de la rue Saint-Jacques. Cette station est donc l'une des trois seules (avec Square-Victoria et Bonaventure) à posséder de telles bouches de métro.

À la différence des bouches de métro dans d'autres villes, ce ne sont pas que des ouvertures étroites dans le trottoir, mais des cages d'escalier substantifs et béants qui se servent pleinement des grands espaces (un stationnement et la place Saint-Henri) qui les entourent.

Bouche de métro dans la place Saint-Henri
Bouche de métro dans le stationnement de l'École secondaire Saint-Henri

De retour à la mezzanine, une longue rangée de tourniquets sépare la salle des pas perdus de la zone de contrôle également vaste, qui donne sur les cages d'escaliers aux deux côtés. Les escaliers débouchent au bout de la mezzanine.

Vue de la mezzanine avec la murale de Julien Hébert

Ce mur du fond abrite l'une des oeuvres d'art de cette station : une murale subtile et souvent ignorée en brique émaillée, oeuvre de Julien Hébert. Elle commémore le titre du fameux roman Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy, dont l'action se déroule à Saint-Henri.

Murale Bonheur d'Occasion, de Julien Hébert
Statue de Jacques Cartier, de Joseph-Arthur Vincent

Élément supérieur de la sculpture mobile de Jacques de Tonnancour
Élément inférieur de la sculpture mobile de Jacques de Tonnancour
Une addition récente est la statue de l'explorateur Jacques Cartier, qui prit le Canada pour la France en 1534. La statue bien-aimée de Joseph-Arthur Vincent restait depuis 1896 sur une fontaine dans le parc Saint-Henri avoisinant. Elle avait ´croulé et été restaurée plusieurs fois à cause des intempéries avant qu'on prit la décision de l'emménager ici et la remplacer d'une copie. Elle reste maintenant sur un socle en porte-à-faux dans le puits de lumière, surveillant la mezzanine.

Or, l'oeuvre la plus saillante est la sculpture mobile énorme et allègre de Jacques de Tonnancourt. Elle est suspendue à travers le plancher de la mezzanine, avec l'élément supérieur dans un enclos de verre dans le milieu de la salle des pas perdus, et l'élément inférieur dans le grand volume au dessus des voies.

Elle était jadis motorisée, mais le moteur ne fonctionne plus; toutefois, une rafale produite par les mouvements des trains (ou bien un coup de main d'un client dans la salle des pas perdus) peut la mettre à tourner lentement, spectacle insolite et drôle.


 NOTE SELON MATT
Cinq flèches - un chef d'oeuvre !Cinq flèches - un chef d'oeuvre !Cinq flèches - un chef d'oeuvre !Cinq flèches - un chef d'oeuvre !Cinq flèches - un chef d'oeuvre !