Cette station gracieuse et belle se centre autour d'un volume interne très profond. Le plafond de cet espace au dessus des quais est planifié comme une progression de voûtes, chacune plus haute que la dernière, dont les formes sont réflétées sur le mur d'en face.
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Encore plus de drame s'ajoute aux quais par la séparation forcée des cages d'escalier de la voûte principale, ce qui fait que la dernière soit encore plus frappante pour des voyageurs arrivant en bas. Les triangles des puits de lumière se répètent dans les caissons d'éclairage sur le plafond de la mezzanine et dans les caissons ajourés du plafond de l'édicule. Les parties inférieures des murs des quais sont décorées d'un dégradé attrayant de couleurs, commençant de vert aqua à chaque bout et passant par bleu, violet, rouge, et orange pour rencontrer dans les expanses jaunes du centre. Cet agencement égaie les quais même pour des voyageurs à bord des trains qui y passent.
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Pour retourner aux étages supérieurs, l'édicule principal, une construction à demi-niveaux reprenant le thème hexagonal de la mezzanine, se situe dans une boucle d'autobus. Le grand escalier fixe vers l'édicule débouche sur une passerelle au dessus de la cage d'escalier, qui rejoint la salle des pas perdus juste en avant des tourniquets.
La vaste salle des pas perdus est reliée par un long couloir vers une galerie souterraine mais ouverte, de laquelle des escaliers à ciel ouvert débouchent de part et d'autre de la rue Saint-Jacques. Cette station est donc l'une des trois seules (avec Square-Victoria et Bonaventure) à posséder de telles bouches de métro. À la différence des bouches de métro dans d'autres villes, ce ne sont pas que des ouvertures étroites dans le trottoir, mais des cages d'escalier substantifs et béants qui se servent pleinement des grands espaces (un stationnement et la place Saint-Henri) qui les entourent.
De retour à la mezzanine, une longue rangée de tourniquets sépare la salle des pas perdus de la zone de contrôle également vaste, qui donne sur les cages d'escaliers aux deux côtés. Les escaliers débouchent au bout de la mezzanine.
![]() Ce mur du fond abrite l'une des oeuvres d'art de cette station : une murale subtile et souvent ignorée en brique émaillée, oeuvre de Julien Hébert. Elle commémore le titre du fameux roman Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy, dont l'action se déroule à Saint-Henri.
Or, l'oeuvre la plus saillante est la sculpture mobile énorme et allègre de Jacques de Tonnancourt. Elle est suspendue à travers le plancher de la mezzanine, avec l'élément supérieur dans un enclos de verre dans le milieu de la salle des pas perdus, et l'élément inférieur dans le grand volume au dessus des voies. Elle était jadis motorisée, mais le moteur ne fonctionne plus; toutefois, une rafale produite par les mouvements des trains (ou bien un coup de main d'un client dans la salle des pas perdus) peut la mettre à tourner lentement, spectacle insolite et drôle. | |||||||||||||
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