Station Place-d'Armes - Grand plan

Ligne 2 orange PLACE-D’ARMES

Architectes

Architecte

Janusz Warunkiewicz (Ville de Montréal)

Artistes

Artiste

Adrien Lucca

Mise en service

Mise en service

14 octobre 1966

Art et architecture

Vue panoramique des quais, construits en tranchée. La partie centrale est revêtue de carreaux beiges et couleur caramel; les portes des locaux techniques sont jaune vif. Les murs aux extrémités des quais sont parés de panneaux d'acier inoxydable texturé.

Cette station peu profonde et plutôt sans éclat se blottit en dessous du Palais des congrès. Le grand hall qui accueille la billetterie est intégré à l’édifice; l’accès ouest s’ouvre sur le corridor raccordant le rez-de-chaussée du Palais au complexe Guy-Favreau. L’accès est, qui donne sur la rue Saint-Urbain, se trouve dans un espace large et assez sombre sous une large saillie de l’édifice du Palais.

La façade sud des Palais des congrès, montrant l'intégration de la station à celui-ci. La longue fenêtre au niveau du trottoir éclaire la billetterie. L'entrée de la station se trouve sous une large saillie de l'édifice du Palais des congrès. L'entrée de la station (droite) à côté d'une entrée du Palais des congrès. Les deux donnent sur un parvis sombre et plutôt lugubre sous une saillie du Palais.
Le lien intérieur reliant la station au Palais des congrès et au réseau de la ville souterraine, du côté ouest de la billetterie. L'accès au Palais est à droite; les escaliers à gauche mènent au corridor aérien et souterrain vers le complexe Guy-Favreau.

Le plafond du hall est partiellement vitré, avec des jours intégrés visuellement à la fenestration du Palais. Ceux-ci, ainsi que les fenêtres de la salle de contrôle, éclairent naturellement le hall.

Vue d'ensemble du hall de la billetterie à partir de l'accès ouest. À gauche, la fenestration abondante laisse jaillir le soleil. À droite, la verrière Soleil de nuit d'Adrien Lucca surplombe les escaliers vers le quai Montmorency. Les barrières de perception sont situées de part et d'autre, à l'écart des loges des agents de station. L'extrémité ouest du hall et l'entrée vers le Palais des congrès. À droite, on voit l'une des loges des agents de station, séparée des barrières de perception. Les ascenseurs vers les quais se trouvent de ce bout du hall. Une rampe assure l'accessibilité du niveau de la billetterie à partir de l'entrée extérieure.

La présence de multiples escaliers aide à vider rapidement les quais. Chacun des quais est relié au niveau supérieur par un large escalier central qui se divise en deux, flanqué à l’origine par un escalier supplémentaire de chaque côté. L’escalier latéral ouest de chaque quai a depuis cédé sa place à un ascenseur.

L'escalier central vers le quai Montmorency, vis-à-vis de celui du côté opposé du hall. Le large escalier se divise en deux volées de part et d'autre d'un palier; celles-ci passent derrière les imposantes colonnes du bâtiment pour rejoindre les quais. Vue de côté de l'escalier principal vers le quai Montmorency. Les volées inférieures contournent des colonnes pour rejoindre les quais. L'ascenseur vers le quai est visible au fond. À gauche, la verrière Soleil de nuit d'Adrien Lucca.

Des travaux de rénovation en 2015-2017 ont réaménagé la salle de contrôle d’une façon inhabituelle. On trouvait autrefois une barrière de perception à chacun des deux accès. Ceux-ci ont été enlevés de sorte qu’on puisse traverser la station, de la sortie Saint-Urbain jusqu’à l’accès au Palais, sans franchir les tourniquets. Désormais, les tourniquets sont situés en tête des escaliers fixes et des ascenseurs menant aux quais.

Les raisons ayant conduit à cette disposition sont un peu difficiles à comprendre. Certes, il peut être pratique de se rendre au Palais en traversant la station; mais l’accès au Palais était déjà possible à travers un corridor intérieur dont l’accès se trouve immédiatement au sud de la station. Plus pertinemment, cette modification a fait de la station l’une des deux seules du réseau, avec Longueuil–Université-de-Sherbrooke, où les passagers ne peuvent pas changer de direction sans quitter la zone contrôleé. Or c’est un problème plus important à Place-d’Armes qu’à Longueuil–Université-de-Sherbrooke; en effet, Place-d’Armes est une station intermédiaire plutôt qu’un terminus, et qui plus est, comme elle dessert un secteur touristique de première importance, on pourrait s’attendre à une fréquence supérieure de ces erreurs de la part de sa clientèle peu habituée au métro.

Autre aspect insolite introduit par ces rénovations : les loges des agents de station sont désormais complètement séparées des tourniquets.

La barrière de perception contrôlant l'accès à l'escalier central vers le quai Côte-Vertu. L'escalier le plus à l'ouest vers chaque quai a été remplacé par un ascenseur; ici, celui vers le quai Côte-Vertu. Comme les escaliers vers les quais ont chacun leur propre barrière de perception, il est impossible de changer de quai sans payer de nouveau. Ainsi, il est crucial de choisir la bonne direction avant d'acquitter son passage, ce qui représente un défi dans le cas d'une station qui dessert une grande proportion de touristes. On a parfois recours à une signalisation particulièrement voyante pour s'assurer que les passagers retrouvent le bon quai.

En soi, le décor de la station est peu prenant pour les métrophiles. Les quais construits en tranchée sont revêtus dans leur partie centrale de carreaux beiges et de couleur caramel; les extrémités sont recouvertes de plaques distinctives d’acier inoxydable texturé. Les portes des locaux techniques le long des quais sont peintes jaune vif.

Vue des quais en regardant vers l'est à partir du milieu du quai Montmorency. La section ouest des quais, vue du quai Côte-Vertu.
Les bancs sobres en fibre de verre noir, situés dans des niches revêtues des panneaux d'acier inoxydable qui parent les extrémités des quais. Le parement mural en acier inoxydable texturé qui revêt les murs des extrémités des quais constitue un élément unique de la station. Des grillages en acier inoxydable d'un motif géométrique fort servent à fermer des espaces en retrait autour des escaliers au niveau des quais.
L'entrée d'un ascenseur au niveau du quai. L'une des vitrines du quai présentait autrefois un diorama créé par le musée Pointe-à-Callière avec des reproductions de trouvailles archéologiques représentant les différentes périodes de la présence humaine à Montréal.

En plus des habituels cadres de publicité, les quais accueillent plusieurs vitrines, un autre élément unique. Celles-ci affichent généralement de simples affiches publicitaires, souvent annonçant le musée Pointe-à-Callière situé à proximité. Or, pendant plus de 18 ans, l’une des vitrines présentait des reproductions de trouvailles archéologiques représentant les différentes périodes de la présence humaine à Montréal.

La verrière Soleil de nuit d'Adrien Lucca occupe la majorité du mur du côté sud du hall, au-dessus des escaliers vers le quai Montmorency. Détail de l'extrémité est de la verrière Soleil de nuit d'Adrien Lucca.

Comme pour la majorité des stations du réseau initial, l’apport artistique planifié à l’origine pour cette station n’avait jamais vu le jour. Ce n’était qu’en 2017 que cette station a reçu son œuvre d’art. Grâce à un échange culturel entre les réseaux de transport en commun de Montréal et de Bruxelles pour marquer le 375e anniversaire de la fondation de Montréal, une verrière haute en couleurs a été installée au niveau de la salle de contrôle, au-dessus des escaliers vers le quai Montmorency. Œuvre de l’artiste belge Adrien Lucca, Soleil de nuit est constituée de 14 panneaux de vitrail présentant une image spectrophotométrique du Soleil qui se levait sur Bruxelles le matin du solstice d’été, le 21 juin 2015, alors qu’il était minuit à Montréal.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Une rampe relie l’accès de la rue Saint-Urbain à la partie centrale surbaissée du hall. De là, deux ascenseurs donnent accès aux quais. Notons que, puisque chaque ascenseur dispose de sa propre barrière de perception, on ne peut pas passer entre les deux quais à l’intérieur de la zone contrôlée. Les ascenseurs sont entrés en service le 16 mars 2017.

Aucun accès à niveau n’est offert du côté de la sortie vers le Palais des congrès; or, la sortie accessible se trouve à proximité d’une entrée extérieure du Palais.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

5 043 089 départs en 2023
10e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Square-Victoria–OACI : 356,60 mètres
Vers Champ-de-Mars : 370,60 mètres

Origine du nom

Place d’Armes. L’actuelle place d’Armes est en fait le deuxième lieu de la métropole à porter ce vocable, qui sert depuis des siècles à désigner l’endroit où se ralliaient les défenseurs d’une ville. Au XVIIe siècle, c’est l’actuelle place Royale qui portait ce nom.

La présente place d’Armes a reçu cette dénomination en 1729. Dominée par la basilique Notre-Dame de Montréal, avant la construction du métro elle constituait le terminus principal des tramways de Montréal. Elle a également donné son nom à la côte de la Place-d’Armes, une courte rue qui y donne accès depuis l’angle des actuelles rues Saint-Antoine et Saint-Urbain.

La place d'Armes.

La place d’Armes
(Source1)

Faits divers

  • Les premiers plans situaient cette station en pleine place d’Armes, sous la rue Saint-Jacques. La place était alors le cœur du centre financier de Montréal et une plaque tournante du réseau de tramways. On a dû abandonner ce projet en raison de la mauvaise qualité des sols à cet endroit.
  • Cette station devait originalement être le terminus sud de la ligne 2. Les plans ont été prolongés par deux stations en cours de route jusqu’à Bonaventure. Néanmoins, cette station a servi de terminus temporaire de la ligne orange pendant quatre mois, jusqu’au parachèvement des stations Bonaventure et Square-Victoria.
  • Les interstations de part et d’autre de cette station sont respectivement la plus courte (vers Square-Victoria–OACI) et la deuxième plus courte (vers Champ-de-Mars) de la ligne orange.
  • Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait que cette station accueillerait une œuvre de LaPalme lui-même sur le mur extérieur de l’édicule d’origine, « un bas-relief en béton… représentant l’histoire de Montréal depuis Cartier jusqu’à 1867 ».2
  • Une très petite poignée de vieilles sources3 mentionnent un artiste au nom de « Contois » en connexion avec cette station. L’auteur n’a toutefois réussi à rien trouver au sujet d’une éventuelle œuvre d’art disparue, peut-être au niveau de l’édicule démoli. Sinon, cette station ne possédait aucun apport artistique connu avant le dévoilement de l’œuvre d’Adrien Lucca en 2017.
  • À peine huit ans après l’inauguration du métro, cette station était l’origine de ce qui fut reconnu officiellement comme le milliardième trajet en métro. La chanceuse passagère était madame Anne Boutin, citoyenne de Longueuil, qui a franchi les tourniquets de cette station à 17 h 05, le 4 novembre 1974.
Esquisse architecturale de l'intérieur de l'édicule originel.

Esquisse architecturale de l’intérieur de l’édicule originel
(Source4)

Esquisse architecturale de l'extérieur de l'édicule originel.

Esquisse architecturale de l’extérieur de l’édicule originel
(Source5)

L'intérieur de l'édicule originel en chantier, en juillet 1966.

L’intérieur de l’édicule originel en chantier, en juillet 1966
(Source6)

Les quais en chantier.

Les quais en chantier
(Source7)

Modèle d'un relief en béton proposé pour l'extérieur de l'édicule originel, l'œuvre de Robert LaPalme.

Modèle d’un relief en béton proposé pour l’extérieur de l’édicule originel, l’œuvre de Robert LaPalme
(Source2)

Anne Boutin de Longueuil devient officiellement la milliardième passagère du métro, le 4 novembre 1974.

Anne Boutin de Longueuil devient officiellement la milliardième passagère du métro, le 4 novembre 1974
(Source8)

  • Tandis que plusieurs stations du centre-ville étaient munies d’édicules temporaires pour permettre la construction d’édifices au-dessus des stations, cette station avait à l’origine un édicule permanent. Celui-ci fut tout de même démoli en 1980-1981 pour permettre l’intégration de la station avec le Palais des congrès.9
  • Pendant plusieurs années avant et durant la construction du Palais des congrès, des plans ont été proposés pour créer un lien piétonnier intérieur, soit un tunnel ou une passerelle, afin de relier la station (et, plus tard, le Palais) avec la place d’Armes elle-même, afin d’éviter la montée un peu raide de la côte de la Place-d’Armes, surtout par mauvais temps.10, 11, 12, 13 Aucun de ces plans n’a finalement abouti.
  • Aux années 1980, des organismes représentant la communauté chinoise ont proposé de renommer la station Place-d’Armes–Quartier-Chinois, afin de souligner cette destination et de reconnaître la contribution des Montréalais d’origine chinoise à l’histoire et la vie de la métropole.14
L'intérieur de l'édicule originel en mai 1970.

L’intérieur de l’édicule originel en mai 1970
(Source15)

L’extérieur de l’édicule originel en juin 1974.

L’extérieur de l’édicule originel en juin 1974
(Source16)

Démolition de l'édicule originel pour faire place au Palais des congrès, vers 1980.

Démolition de l’édicule originel pour faire place au Palais des congrès, vers 1980
(Source8)

Le Palais des congrès en construction autour de la station.

Le Palais des congrès en construction autour de la station
(Source8)

La billetterie de la station peu de temps après son intégration au Palais des congrès.

La billetterie de la station peu de temps après son intégration au Palais des congrès
(Source8)

La façade de la station et du Palais des congrès avant que le projet d’agrandissement du Palais ne vienne engloutir davantage la station.

La façade de la station et du Palais des congrès avant que le projet d’agrandissement du Palais ne vienne engloutir davantage la station
(Source17)

L'ancien aménagement plus typique des barrières de perception de la station, qui traversaient alors le hall pour créer une zone contrôlée centrale. Cette photo présente également l'escalier ouest vers le quai Côte-Vertu avant qu'il ne cède sa place, tout comme son pendant du côté Montmorency, à un ascenseur.

L’ancien aménagement plus typique des barrières de perception de la station, qui traversaient alors le hall pour créer une zone contrôlée centrale. Cette photo présente également l’escalier ouest vers le quai Côte-Vertu avant qu’il ne cède sa place, tout comme son pendant du côté Montmorency, à un ascenseur.

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Place-d'Armes

Alentours de la station

Place-d'Armes - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement de Ville-Marie
960, rue Saint-Urbain, angle rue Viger

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Plan de quartier de la STM (PDF)

Ville souterraine

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Place-d'Armes - Ville souterraine
Légende de la carte de la ville souterraine

Dernière mise à jour : 23 Août 2026

Références
  1. Source de l’image : Reza Aryanmehr, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-SA 4.0 International. ↩
  2. Gagnon, Lysiane. (1967, 25 mars.) On va décorer notre métro. La Presse, supplément 1, pp. 4-9. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩ ↩
  3. Pinard, Guy. (1991, 8 octobre). Le métro, c’est aussi une immense galerie d’art. La Presse, pp. A1 & A6 (voir tableau, p. A6). Aussi mentionné dans un document interne de la STCUM consulté par l’auteur en 2002. ↩
  4. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M058-013. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  5. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M058-011. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  6. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M191-002. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  7. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-009-03. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  8. © Archives de la STM. ↩ ↩ ↩ ↩
  9. Progrès oblige. (1980, 8 octobre). La Presse, p. G6. ↩
  10. Quand reliera-t-on la Place d’Armes au métro ? (1968, 22 février). La Presse, p. 3. ↩
  11. Gravel, Claude. (1974, 2 mars). Le Vieux-Montréal sera relié au métro. La Presse, p. A2. ↩
  12. Pinard, Guy. (1981, 29 juin). Un passage protégé qui se fait attendre. La Presse, p. A3. ↩
  13. Masse, Denis. (1981, 26 septembre). Le Palais des congrès et la place d’Armes reliés par une passerelle. La Presse, p. B7. ↩
  14. Chinese ask for Métro name. (1988, 2 février). The Gazette, p. A3. ↩
  15. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-M266-011. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  16. Photographie par Pierre McCann, La Presse, June 1974. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M,P833,S4,D2129, no. 3. ↩
  17. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-058-04. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩