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C'est une histoire de Cendrillon : la station lavalloise la plus petite à l'achalandage prévue la moins importante est aussi la plus belle — une oeuvre architecturale cohérente, innovatrice et pleine de grâce. | ||||||||||
![]() La station se constitue essentiellement de trois éléments géométriques : un cube, un cylindre et un bloc. Dans la partie souterraine, le cube qui constitue le grand volume met l'emphase sur la pause dans le parcours du passager. On y trouve un espace calme et gracieux, accentué par la hauteur impressionante des piliers et du plafond. Les éléments d'éclairage sur les piliers et les murs illuminent également le plafond à caissons de façon dramatique. L'éclairage est accru par les puits de lumière qui tracent le périmètre entier du cube, faisant en sorte que l'illumination change au fil des mouvements du soleil au cours de la journée, tel un immense cadran solaire. L'atmosphère de détente est rehaussée par les matériaux sobres dans un état naturel : béton exposé sans texture, verre, acier inoxydable, et les étendues paisibles de carreaux bleus dans les sections construites en tunnel.
Un autre élément frappant est l'ensemble de trois grandes fenêtres circulaires qui donnent sur les quais à partir du couloir reliant l'ascenseur à la salle de contrôle.
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![]() La salle de contrôle se trouve au niveau du transept dans un espace relativement restreint à part et à côté du grand volume. Elle représente l'intersection entre le volume cubique et le deuxième des formes géométriques qui composent la station : le cylindre. | ||||||||||
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Unique dans son genre dans le réseau, cette forme frappante et ultramoderne rappelle celle des fameuses bouches de métro de Sir Norman Foster, surnommées Fosteritos, qui coiffent les stations du métro de Bilbao. En surface on trouve le dernier des formes géométriques dont la station est composée : le bloc élancé de l'édicule. Ses deux niveaux offrent un accès direct à la gare de la Concorde de la ligne de train de banlieue Montreal/Blainville–Saint-Jérôme. La façade de cette structure en verre et en béton arbore un immense logotype du métro, symbole instantanément reconnaissable qui établit fermement la présence du métro dans le quartier. Cette assertion est renforcée la nuit, quand l'illumination intérieur fait de l'édicule vitré une lanterne. | ||||||||||
![]() Construit sur une pente à côté de la gare, l'édicule offre un accès vers la station en deux niveaux. Le niveau supérieur assure l'accès à partir des jardins, du débarcadère de voitures, et du quai de train en direction de Saint-Jérôme. Pour sa part, le niveau inférieur reçoit des passagers en provenance du trottoir qui longe le boulevard de la Concorde ainsi que du quai de train en direction de Montréal. Puisque la gare de trains de banlieue est aménagée sur un viaduc qui traverse le boulevard de la Concorde, l'accès au quai en direction de Montréal est assuré via le trottoir en dessous du viaduc, relié au quai par un escalier. Contrairement, on peut accéder directement au quai en direction de Saint-Jérôme à partir de la station de métro.
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Chaque élément de cette magnifique station atteint son plein potentiel pour en faire un vrai joyau.
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