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L'édicule de cette station, incliné en haut vers le sud pour mieux recevoir la lumière du soleil, jouit d'une série de vitraux glorieux qui admettent la lumière de trois côtés. Les formes abstraites vives jettent de la lumière brillamment colorée à travers l'édicule et sur les quais peu profonds, ce qui donne un éclat spectaculaire d'arc-en-ciel aux passagers passants en train. Les vitraux antiques, installés en 1968 par une subvention du gouvernement du Québec, sont des oeuvres de la grande Automatiste Marcelle Ferron. Ils sont spectaculaires non seulement le jour, mais aussi, vus de l'extérieur, la nuit. ![]() Ils sont aussi d'importance historique en tant que la seule oeuvre d'art abstrait commanditée pour et installée dans le réseau initial du métro, à l'encontre de la politique existant sur l'art, et témoignant la révolution artistique qui bouleversait le Québec au moment de sa création. C'est sans contredit l'oeuvre d'art la plus splendide du réseau, incontournable pour tout visiteur au métro. ![]() Afin de donner une surface muette pour mettre ces couleurs en valeur, les murs des quais et de l'édicule sont vêtus de carreaux bleus et crème. ![]() Aux abords de la station, une passerelle traverse l'autoroute Ville-Marie pour accéder à un tunnel permettant aux piétons de contourner les bretelles de l'autoroute qui y débouchent. Le tunnel termine avec trois édicules, dont un près de l'Hôtel de Ville dans le Champ de Mars, permettant l'accès au Vieux-Montréal. Malheureusement, le tunnel, qui appartient à la ville, a été mal entretenu, et le viaduc de la rue de l'Hôtel-de-Ville à l'ouest de la station est beaucoup plus facile d'accès. Le tunnel risque d'être remplacé avec la couverture éventuelle de l'autoroute. |
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