Station Bonaventure - Grand plan

Ligne 2 orange BONAVENTURE

Architectes

Architecte

Victor Prus

Artistes

Artiste

Aucun

Mise en service

Mise en service

13 février 1967

Art et architecture

Panorama de la voûte transversale ouest, avec les liens vers l'édifice Place du Canada et le Château Champlain (droite) et vers la sortie Peel (gauche). La voûte centrale accueille un passage vers la salle de contrôle au centre de la station, puis vers les liens de la ville souterraine à l'autre extrémité.

Cet ancien terminus de la ligne orange se classe parmi les stations les plus élégantes du réseau initial. L’aménagement de la station se caractérise par un entrecroisement orthogonal de voûtes parallèles et transversales, suivant une stricte symétrie. Les intersections de ces voûtes forment des travées coiffées de coupoles impressionnantes. Ces travées accueillent et encadrent les installations de la station, dont les accès, lignes de perception et cages d’escalier.

Ces dessins architecturaux de la station présentent son aménagement symétrique composé de voûtes parallèles et transversales, dont les croisées sont coiffées de coupoles.
(Source1)
Vue vers l'ouest depuis le centre du niveau mezzanine le long du passage central, soulignant l'aménagement symétrique des voûtes de la station. La voûte transversale ouest accueille les accès vers l'édifice Place du Canada et le Château Champlain (gauche) et vers le long corridor et escalier vers la sortie Peel, l'édifice Gare Windsor, le Centre Bell et le 1250 René-Lévesque. Les passages du niveau mezzanine sont bordés de bancs sur toute leur longueur et donnent sur le niveau des quais en contrebas. Une impressionnante coupole surplombe le centre de la mezzanine. La voûte transversale à l'est de la mezzanine rejoint les accès vers Le 1000 De La Gauchetière, la Place Bonaventure et la gare Centrale (derrière le photographe), les quais centre et sud du terminus Rive-Sud (au fond à gauche) et la sortie de la Cathédrale (au fond au centre). La croisée des deux voûtes est coiffée par une coupole. La mezzanine forme une passerelle vers la billetterie, à droite, et surplombe les quais à gauche.

Puisque cette station sert de point central reliant plusieurs sections de la ville souterraine et plusieurs moyens de transport, elle a été construite à ciel ouvert afin de libérer de grands volumes pour accueillir ses différents niveaux. Il s’agit en fait de la station la plus profonde construite largement à ciel ouvert. Une mezzanine en forme de passage parcourant la longueur du grand volume sert à relier les accès aux deux extrémités de celui-ci et la billetterie au centre. Grâce aux parapets sur tout son pourtour ainsi qu’une percée visuelle au centre, la mezzanine offre des perspectives impressionnantes du volume et des quais.

La salle de contrôle de la station est située au centre de sa mezzanine et de sa structure voûtée. Au fond on voit les tourniquets qui donnent accès au quai Côte-Vertu; en avant-plan, une percée visuelle donne sur les quais et les voies. Les voûtes qui s'élancent à gauche et à droite accueillent des passages vers les différents accès de la station. Les travées formées par l’intersection des voûtes sont couronnées par d'impressionnantes coupoles. Une percée visuelle imposante au centre de la mezzanine offre des perspectives en plongée sur les quais et les voies. Les passages transversaux aux deux extrémités de la mezzanine présentent d'impressionnantes perspectives des escaliers vers les quais. À droite, le palier de l'escalier fixe est relié à l'une des passerelles permettant de traverser les voies.

Les lignes de perception sont situées de part et d’autre du passage central. Les loges sont adossées aux murs du fond et les lignes de perception en projettent de façon diagonale, de sorte que chaque ligne de perception mène à un seul quai et en fait à une seule des deux volées d’escaliers vers chaque quai. Or, les escaliers fixes vers les quais sont reliés par des passerelles passant sous la mezzanine. Ainsi, on peut traverser les voies à l’intérieur de la zone contrôlée.

Les tourniquets donnant accès au quai Côte-Vertu, situés dans une travée du côté nord de la salle de contrôle au centre de la mezzanine. La loge est située au centre, adossée au mur du fond; les lignes de perception s’en projettent diagonalement. La disposition des tourniquets a pour effet que les usagers des ascenseurs doivent s'assurer de choisir non seulement le côté qui correspond au quai désiré, mais aussi la bonne ligne de perception pour accéder à l'ascenseur (dans ce cas, celle de gauche). L'une des deux lignes de contrôle donnant accès au quai Montmorency. Au fond, l'ascenseur et la tête des escaliers.
Vue d'en haut de l'une des deux passerelles entre les quais, à son intersection avec un escalier vers le quai Montmorency. L'une des deux passerelles entre les escaliers vers les quais, permettant de changer de direction à l'intérieur de la zone de contrôle.

Les murs sont revêtus de briques d’un brun chaleureux et de béton brut. Au niveau des quais, les lambris de brique adoptent un profil sinueux pour former des bancs intégrés. La trame des voûtes et des travées est mise en relief par la présence d’imposantes piles et de larges arches pour soutenir la mezzanine; ces dernières sont répétées par des renfoncements décoratifs en forme d’arche au niveau des murs en béton. Les grands luminaires suspendus carrés avec signalisation intégrée ont remporté un prix architectural; toutefois, les sommets pyramidaux sont un ajout subséquent.

Panorama des quais de la station, vus depuis le centre du quai Montmorency. D'imposantes piles soutiennent les voûtes de la station ainsi que la mezzanine qui, elle, forme un plafond à caissons pour les quais. En haut, une percée visuelle à travers la mezzanine offre une vue en contre-plongée des voûtes au niveau supérieur.
Le pied des escaliers entre la billetterie et le quai Côte-Vertu occupe une travée de la voûte collatérale nord de la station. Le volume au-dessus des quais, vu à partir de l'une des passerelles. Les quais sont éclairés par les emblématiques luminaires pyramidaux de la station. Le centre de la nef de la station, vu à partir du quai Montmorency.
Vue à partir du quai Côte-Vertu à travers les voies, sous l'une des passerelles qui le relient au quai Montmorency. La travée à gauche accueille le pied des escaliers vers la mezzanine. Le briquetage en terre cuite qui pare les murs du quai, ainsi que leurs bancs intégrés. L'un des bancs au niveau du quai, intégré au contour du mur.

Étant donné la sérénité sobre de la station elle-même, les liens labyrinthiques vers l’extérieur et la ville souterraine surprennent par leur complexité. En effet, à l’origine cette station fut conçue presque entièrement comme lien vers la ville souterraine. Dès ses débuts, la station était reliée à la Place Bonaventure et à la gare Windsor par deux longs tunnels, avec un lien par ascenseur vers l’édifice Place du Canada et l’hôtel Château Champlain.

La station Bonaventure est avant tout une plaque tournante de la ville souterraine, au cœur de sa section sud. Au niveau mezzanine, un passage le long de l'axe central du volume de la station relie la billetterie aux différents accès. Ici, du côté est de la station, on rejoint la gare Centrale, la Place Bonaventure, le 1000 De La Gauchetière et le terminus d'autobus Centre-Ville, ainsi que la sortie de la Cathédrale. Des stèles directionnelles et de la signalisation suspendue dirigent les usagers. Panorama de la voûte transversale est. À gauche, le passage rejoint les liens vers la Place Bonaventure, la gare Centrale et le 1000 De La Gauchetière; à droite, les quais centre et sud du Terminus Centre-Ville ainsi que la sortie de la Cathédrale.
Une large courbe relie la mezzanine au pied du long escalier vers la sortie Peel et l'ancienne gare Windsor. La travée sud-ouest du niveau mezzanine rabatte sur l'accès par ascenseur à l'édifice Place du Canada et le Château Champlain.
Intérieur de l’accès vers l'édifice Place du Canada et le Château Champlain. Les escaliers montent vers un ascenseur. Fait insolite, le lien de la ville souterraine entre la station et l'édifice Place du Canada et le Château Champlain est assuré uniquement par ascenseur. Cet ascenseur fut installé plusieurs années avant le début de la mise en accessibilité du métro. Fâcheusement, il ne pouvait pas venir en renfort à l'accessibilité de la station parce qu'il est relié au niveau mezzanine par un escalier. Ainsi, malgré sa présence, les ascenseurs ajoutés en 2009 entre les quais et la mezzanine ont dû attendre encore une décennie avant qu'un lien accessible avec la surface ne vienne les rejoindre.

Le tunnel originel vers l’édifice Place Bonaventure, qui était apparemment conçu comme l’accès principal de la station, est remarquable pour sa longueur importante et sa pente. Il débouche sur un grand escalier vers le sous-sol du complexe. Il a connu une longue période de sous-utilisation, à cause tant du déclin général de l’achalandage de la Place Bonaventure que de l’implantation d’un deuxième accès vers ce dernier (voir plus bas). Or, il a récemment repris du galon, servant d’accès plus direct vers la station Gare Centrale du REM.

La travée nord-est de la mezzanine rejoint le long tunnel vers la Place Bonaventure (droite), ainsi que l'escalier vers le lien souterrain plus récent avec la gare Centrale, la Place Bonaventure, le 1000 De La Gauchetière et le quai nord du terminus Centre-Ville (gauche). Le long corridor en pente entre la station et la Place Bonaventure. Ce lien faisait partie de la station dès ses débuts, mais avait été partiellement supplanté par le lien adjacent avec la gare Centrale et le 1000 De La Gauchetière, qui rejoint également la Place Bonaventure. Il a depuis retrouvé une fonction comme lien plus direct à la station Gare Centrale du REM.
La longue volée d'escaliers fixes et mécaniques au plafond bas, située au bout du tunnel vers la Place Bonaventure et, désormais, la station du REM. L’escalier à partir du long corridor débouche sur le fond de cette section du sous-sol de la Place Bonaventure. Au moment de l’inauguration du REM, le lien existant de la ville souterraine entre le métro et la gare Centrale s’est avéré plutôt long et tortueux pour supporter les affluences attirées par le nouveau moyen de transport. Or, comme le long corridor débouchait près de l’entrée secondaire de la station du REM (une ancienne sortie à sens unique depuis les quais de la gare Centrale vers la Place Bonaventure), on a pu le recycler pour en faire un lien plus direct vers le REM. Cet espace a été partitionné pour raccorder l’escalier à l’entrée secondaire.

À l’origine, le seul accès externe était celui de la rue De La Gauchetière (aujourd’hui l’avenue des Canadiens-de-Montréal) devant la gare Windsor. Un simple escalier à ciel ouvert situé sous le portique de la gare, il s’agissait de l’une des seules bouches de métro ouvertes du système (avec Square-Victoria–OACI et, anciennement, Place-Saint-Henri). Cet accès descend vers un palier assez lugubre qui rejoint les liens de la ville souterraine vers l’ancienne gare Windsor et, après une porte vers l’intérieur de la station, la tour 1250 René-Lévesque. Le tout se trouve au sommet d’une suite très longue d’escaliers mécaniques à partir de l’extrémité ouest de la mezzanine.

L'accès à ciel ouvert Peel est encadré par l'impressionnante architecture néoromane de l'historique édifice Gare Windsor. L'accès Peel est une bouche à ciel ouvert située sous le portique de l'ancienne gare Windsor, sur l'avenue des Canadiens-de-Montréal. Le sous-sol plutôt glauque de l'entrée à ciel ouvert Peel, à côté de l'édifice Gare Windsor.
Le sous-sol de l'accès Peel. Au centre, les escaliers à ciel ouvert vers la surface. À droite, le corridor vers la station. À gauche, l'accès vers l'historique édifice Gare Windsor, le Centre Bell et la suite de la ville souterraine. De longs escaliers relient la station à la sortie Peel.
La tête du long escalier entre le niveau de la billetterie et la sortie Peel.

La construction de l’édifice 1000 De La Gauchetière directement au-dessus de la station est venue ajouter plusieurs accès à celle-ci. Le basilaire de cette tour de bureaux incorpore le terminus Centre-Ville d’Exo, qui dessert les autobus en provenance de la Rive Sud. Ce terminus possède deux ensembles de quais, reliés à la station de métro par deux accès situés de part et d’autre de l’extrémité est de la mezzanine; l’accès nord dessert le quai nord, alors que l’accès sud donne accès aux quais centre et sud. Le lien par ascenseur entre la station et le niveau de la rue, ajouté en 2019, passe par le quai central du terminus et débouche dans le hall du 1000 De La Gauchetière.

L'accès dans le hall du 1000 De La Gauchetière vers l'ascenseur menant aux quais centre et sud du terminus d'autobus Rive-Sud, puis au niveau mezzanine de la station de métro. La clarté de la signalisation indiquant cette entrée accessible de la station laisse à désirer. Le quai central du terminus Centre-Ville, dans le basilaire de la tour de bureaux Le 1000 De La Gauchetière. Le parcours en ascenseur entre la surface et la station de métro passe par cet espace; l'ascenseur qui descend vers le niveau mezzanine de la station est visible au fond au centre gauche. Les escaliers au centre droit rejoignent également la station. Pied de l'escalier et de l'ascenseur entre le niveau mezzanine de la station et les quais centre et sud du terminus Centre-Ville.

En plus du quai du terminus d’autobus, l’accès nord incorpore également un lien souterrain vers la gare Centrale, le grand hall du 1000 De La Gauchetière et un deuxième accès à la Place Bonaventure.

Un passage relie la mezzanine (à droite, à travers les portes tournantes) aux liens de la ville souterraine vers le 1000 De La Gauchetière, le quai nord du terminus Centre-Ville, la gare Centrale et la Place Bonaventure. Le quai nord du terminus Centre-Ville.

La tour comporte aussi un second accès extérieur indépendant sur sa façade ouest, sur la rue de la Cathédrale. Malheureusement, tout comme celle devant la gare Windsor, cette sortie est bien plus étriquée et glauque que l’on s’attendrait d’une station de cette importance.

Vue en plongée de la sortie de la Cathédrale, intégrée au basilaire de l'édifice Le 1000 De La Gauchetière. L'accès de la Cathédrale, étriqué et glauque.
Un palier de l'escalier recroquevillé en béton brut vers la sortie de la Cathédrale.

La symétrie moderniste harmonieuse et belle de la station elle-même est malheureusement ternie par la quantité et les dimensions inexplicablement limitées de ses accès et leur esthétique entièrement négligée.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. L’accès par ascenseur à partir du niveau de la rue se fait via le hall de l’édifice 1000 De La Gauchetière. Malheureusement, cet accès fait présentement l’objet d’une signalisation insuffisante. De là, on descend vers le quai centre du terminus d’autobus, puis un deuxième ascenseur poursuit le trajet vers la mezzanine de la station. Deux ascenseurs relient ce dernier niveau aux quais.

À cause de l’aménagement de la mezzanine, les passagers se servant des ascenseurs doivent s’assurer de choisir le bon côté de la billetterie pour leur quai, car les ascenseurs ne communiquent pas avec les passerelles reliant les quais. Il faut aussi s’assurer d’aller du bon côté de chaque loge, car seulement l’une des deux barrières de perception de chaque côté donne accès à l’ascenseur.

À la fin de 2009, cette station est devenue la troisième du réseau initial à accueillir des ascenseurs, hormis celles de Laval, dotées d’ascenseurs dès leur construction. Toutefois, la station est demeurée inaccessible pendant près de 10 ans, puisque ces ascenseurs reliaient seulement les quais et la mezzanine. Un lien par ascenseur avec le terminus Exo et la surface, qui devait être parachevé par Exo (l’AMT à l’époque), a enfin été mis en service le 27 septembre 2019.

À noter qu’aucun lien intérieur accessible n’existe présentement entre le métro et les services du REM et de train de banlieue dans la gare Centrale. Les personnes ayant besoin d’une connexion accessible doivent sortir du métro via le 1000 De La Gauchetière et se diriger vers la gare Centrale dehors.2

Un ascenseur existant reliait déjà la mezzanine à l’hôtel Château Champlain et le complexe Place du Canada, mais fâcheusement, un escalier de 16 marches le sépare du niveau de la mezzanine.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

5 911 937 départs en 2023
5e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Lucien-L’Allier : 381,60 mètres
Vers Square-Victoria–OACI : 392,60 mètres

Origine du nom

L’édifice Place Bonaventure. Saint Bonaventure, né Giovanni di Fidanza (1221-1274), était moine franciscain, théologien, philosophe et mystique d’origine italienne, qui devint évêque et cardinal. Il fut reconnu comme docteur de l’Église en 1588.

La rue Saint-Bonaventure ou Bonaventure désignait autrefois le tronçon de l’actuelle rue Saint-Jacques entre la rue McGill et la place Saint-Henri; un tronçon existait déjà sous ce nom en 1805.3 Elle a été incorporée à la rue Saint-Jacques vers 1883.4 Une petite voie entre les rues Lusignan et Lucien-L’Allier, anciennement une allée parallèle à la principale rue Bonaventure, conserve toujours son nom.

L’ancienne rue Bonaventure donna son nom à la gare Bonaventure, ouverte en 1847 à l’angle des rues Saint-Bonaventure et Windsor (aujourd’hui Saint-Jacques et Peel) et exploitée par la Compagnie du Grand Tronc. La gare était un noyau important pour le transport de fret et de passagers pendant des décennies, avant qu’une explosion et un incendie en 1948 ne force la redirection de tous les trains passagers vers la gare Centrale. Les restes de la gare furent démolis en 1952.

Le souvenir de cette gare était à l’origine du nom du complexe commercial Place Bonaventure. Œuvre de style brutaliste des architectes Raymond T. Affleck et Eva Vecsei, la Place Bonaventure fut conçue comme centre de commerce international, accueillant des commerces de détail et gros, des halls d’exposition, des bureaux et un hôtel. Construite entre 1964 et 1967, au moment de son ouverture elle était le deuxième édifice commercial le plus vaste du monde, offrant une surface de plancher de 280 000 m².5 Après d’importantes modifications au fil des années, la plupart de ses espaces sont présentement consacrés à des bureaux, dont le siège social de la STM.

Ainsi, de la rue en passant par la gare et l’édifice jusqu’à la station de métro, le nom de saint Bonaventure a été perpétué jusqu’à nos jours.

Noms proposés durant la phase de planification : Square Dominion,6 Windsor.7

La prière de saint Bonaventure sur l'élection d'un nouveau pape, de Francisco de Zurbarán

La prière de saint Bonaventure sur l’élection d’un nouveau pape, de Francisco de Zurbarán
(Source8)

La gare Bonaventure

La gare Bonaventure
(Source9)

L'édifice Place Bonaventure

L’édifice Place Bonaventure
(Source10)

Faits divers

  • Cette station servait de terminus ouest de la ligne orange pendant 13 ans depuis son inauguration comme partie du réseau initial jusqu’à l’extension de la ligne vers Place-Saint-Henri.
  • Bien que cette station ait fait partie du réseau initial du métro, elle fut rajoutée tardivement aux plans. La ligne orange devait à l’origine se terminer à la station Place-d’Armes,11 mais le projet a été prolongé de deux stations en cours de route. C’est pour cette raison12 que cette station ne fut inaugurée que quatre mois après la mise en service de la plupart des stations du réseau initial. Le prolongement a été décidé en même temps que le prolongement de l’autre extrémité de la ligne orange de deux stations de Crémazie jusqu’à Henri-Bourassa, ainsi que l’ajout de la ligne jaune au projet.13
  • Le design de cette station a valu à son architecte, Victor Prus, d’être finaliste pour les médailles Massey en 1967.14
  • Un accès additionnel au niveau de la rue était prévu initialement15 dans la place du Canada, à l’angle des rues Peel et De La Gauchetière.
  • Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait que cette station accueillerait une œuvre de Charles Daudelin, une grille sculpturale représentant les armoiries des provinces du Canada. On anticipait que cette œuvre serait commanditée par le gouvernement fédéral.16 (Charles Daudelin a produit des œuvres pour deux autres stations conçues par l’architecte Victor Prus, soit les stations Mont-Royal et Langelier.) D’autres concepts prévoyaient une œuvre représentant l’hymne national Ô Canada au-dessus d’un escalier, et une invitation à chaque province à contribuer une murale qui aurait été installée près de la station dans la place du Canada.17
  • En plus de la connexion intermodale aux trains de banlieue à la gare Centrale, la station Bonaventure offrait également la correspondance à ceux qui se rabattaient sur la gare Windsor, jusqu’à la fin des services ferroviaires à cette gare le 12 octobre 1993. Cette desserte fut remplacée par la gare Lucien-L’Allier.
Esquisse architecturale des quais

Esquisse architecturale des quais
(Source18)

Vue aérienne du chantier à ciel ouvert de la station en août 1965, ainsi que la construction du Château Champlain (arrière-plan) et de la Place Bonaventure (avant-plan).

Vue aérienne du chantier à ciel ouvert de la station en août 1965, ainsi que la construction du Château Champlain (arrière-plan) et de la Place Bonaventure (avant-plan).
(Source19)

Vue dans l’excavation à ciel ouvert de la station durant sa construction.

Vue dans l’excavation à ciel ouvert de la station durant sa construction
(Source20)

Un quai de la station durant les travaux de finition, peu de temps avant l’ouverture de la station. Un train en essai passe le quai.

Un quai de la station durant les travaux de finition, peu de temps avant l’ouverture de la station. Un train en essai passe le quai.
(Source21)

Une enseigne du métro sur la façade de la Place Bonaventure indique un accès de la station à travers l’édifice.

Une enseigne du métro sur la façade de la Place Bonaventure indique un accès de la station à travers l’édifice
(Source22)

L’ancien aménagement des tourniquets de la station. Ils étaient alors disposés en ligne droite entre les colonnes encadrant la loge, plutôt qu’en V avec la loge adossée au mur du fond comme aujourd’hui. On note également l'apparence ancienne des éléments d'éclairage, avant l'ajout des sommets pyramidaux.

L’ancien aménagement des tourniquets de la station. Ils étaient alors disposés en ligne droite entre les colonnes encadrant la loge, plutôt qu’en V avec la loge adossée au mur du fond comme aujourd’hui. On note également l’apparence ancienne des éléments d’éclairage, avant l’ajout des sommets pyramidaux.
(Source23)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Bonaventure

Alentours de la station

Bonaventure - Alentours de la station (est)
Bonaventure - Alentours de la station (ouest)

Adresses des accès

Arrondissement de Ville-Marie

AAccès de la Cathédrale : 955, rue de la Cathédrale, angle rue De La Gauchetière
BAccès Peel : 1166, avenue des Canadiens-de-Montréal, angle rue Stanley
•Accès par ascenseur : via le hall du 1000, rue De La Gauchetière Ouest, angle rue de la Cathédrale

Lien vers OpenStreetMap
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Plan de quartier de la STM (PDF)

Ville souterraine

Lien vers les sites officiels

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Bonaventure - Ville souterraine
Légende de la carte de la ville souterraine

Dernière mise à jour : 2026-09-04

Références
  1. Source de l'image : Adaptée de : Bureau de transport métropolitain. (1982). ‘Bonaventure’ [dépliant]. ↩
  2. COPHAN. (2026, 25 juillet). Tunnel Gare Centrale – Bonaventure : un parcours semé d’embûches pour les personnes en fauteuil roulant. COPHAN: ensemble pour l’inclusion. ↩
  3. Charland, Louis. (1805). Plan of the city of Montreal shewing the new projects of embellishing, drawn by order of the Honourable James McGill, Joseph de Longueuil & John Richardson esq. commissioners. [Carte.] Bibliothèque et Archives nationales du Québec, E21,S555,SS1,SSS21,P22.  ↩
  4. Le changement apparaît dans Lovell’s Montreal Directory pour la première fois dans l’édition de 1883-1884; voir pp. 28 et 151. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0005993752.  ↩
  5. Viloria, James. (2007). « Place Bonaventure. » L’Encyclopédie canadienne. ↩
  6. Prolongement du métro. (1963, 12 septembre.) La Presse, p. 3. ↩
  7. Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩
  8. Francisco de Zurbarán. La prière de saint Bonaventure sur l’élection d’un nouveau pape. 1628-9. Huile sur toile. Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde (Allemagne). Source : Wikimedia Commons. ↩
  9. Éditeur inconnu. Montréal, Gare Bonaventure (Bonaventure Station). 1903-1916. Source : Fonds Pierre Monette, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0005585625.  ↩
  10. Image source: Jeangagnon, Wikimedia Commons. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-SA 3.0 non transposé. ↩
  11. Massé, Richard, Gendron, Claude, Tremblay, Albert. (1961, 21 octobre). C’est officiel !: métro de 21 milles en 1966. La Presse. P. 1. ↩
  12. Tremblay, Albert. (1966, 3 août). Trois stations ne seront pas prêtes pour l’ouverture du métro en octobre. La Presse, p. 1. ↩
  13. Tremblay, Albert. (1963, 7 août). Unanime, le conseil hausse de $46 millions le coût du métro. La Presse, p. 3. ↩
  14. 1967 Massey Medal Finalists. (1967, mars). Architecture Canada, volume 44, no. 3, p. 8. ↩
  15. Clairoux, Benoît. (2002, 6 novembre.) Les secrets des stations de métro. En Commun, vol. 12, no. 18, p. 3. ↩
  16. Gagnon, Lysiane. (1967, 25 mars.) On va décorer notre métro. La Presse, supplément 1, pp. 4-9. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
  17. Une fois décoré, le métro sera un livre d'images sur Montréal. (1968, 25 février). Le Petit Journal, p. 7. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
  18. © Archives de la STM. ↩
  19. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM94-MD24-001. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  20. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-008-01. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  21. Photographie par Paul-Henri Talbot, La Presse, 16 janvier, 1967. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1967-0018, no. 6. ↩
  22. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-008-07. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  23. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-008-02. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩