Station Monk - Grand plan

Ligne 1 verte MONK

Architectes

Architectes

Blais et Bélanger

Mise en service

Mise en service

3 septembre 1978

Art et architecture

Tour à tour, cette station impressionne par sa subtilité et sa grandeur inattendue.

Panorama des quais de la station Monk, vus depuis le quai Honoré-Beaugrand dans le grand volume.

Qu’on descende du train à cette station ou qu’on y entre au rez-de-chaussée, l’expérience commence en douceur. Les murs des quais sont couverts d’un schème tranquille de briques rustiques brunes, posées à la verticale dans des lits légèrement ondulés. Ces ondulations évoquent un sentiment de chaleur, de mouvement calme et de vie rythmique. Les planchers sont revêtus de petites pastilles circulaires brunes.

La nef de la station Monk, creusée dans le roc, vue à partir de la queue du quai Angrignon. Briquetage ondulé et pastilles brunes au sol au niveau des quais. L'un des bancs en acier inoxydable au niveau des quais.

De la même façon, les édicules, également en brique brune et disposés de part et d’autre du carrefour du boulevard Monk et de la rue Allard, sont modernes mais modestes, arborant une représentation murale du logo du métro comme seul élément décoratif. L’édicule Monk Nord, relié à la station par un tunnel sous le carrefour, est aménagé à demi-niveaux.

L'édicule Monk Sud vu à travers le carrefour. À droite, la structure basse et allongée en béton est un puits de lumière qui éclaire le grand volume. Vue extérieure oblique de l'édicule Monk Sud à partir du carrefour. La façade de l'édicule Monk Sud le long de la rue Allard; à droite, le puits de lumière du grand volume.
En arrière, l'édicule Monk Sud et le puits de lumière rattaché (gauche) encadrent un petit parc. L'aile projetant de l'arrière de l'édicule accueille l'escalier pour descendre vers la station, coiffé par une claire-voie. Grand plan de l'une des portes de l'édicule Monk Sud, avec la porte intégrée à la fenestration courbe. Une claire-voie illumine l'escalier vers l'édicule Monk Sud.
Panorama intérieur de l'édicule Monk Sud.
Extérieur de l'édicule Monk Nord vu à travers du carrefour, montrant son élément décoratif en forme du logo du métro ainsi que ses sorties de part et d'autre. Grand plan de l'une des portes de l'édicule Monk Nord. Le briquetage courbe autour de la fenestration encadre également la porte. Un élément décoratif en forme du logo du métro et un petit jardin de fleurs font face au carrefour à l'extérieur de l'édicule Monk Nord.
Vue intérieure de l'édicule Monk Nord montrant son aménagement à demi-niveaux et son escalier supplémenté par une rampe pour le déplacement d'équipements. Panorama de l'intérieur de l'édicule Monk Nord.
Ce tunnel passe sous le carrefour pour relier l'édicule Monk Nord et la station. Il débouche sur une passerelle dans le grand volume qui mène aux escaliers vers la billetterie. La passerelle qui relie l'accès Monk Nord au palier au-dessus les escaliers vers la billetterie traverse le grand volume et donne sur lui des deux côtés. Cependant, les deux parapets sont maintenant bloqués par des grillages en guise de mesure de sécurité.
Palier à la tête des escaliers menant vers la billetterie. Ce palier se trouve au pied de l'escalier vers l'édicule Monk Sud et au début de la passerelle menant vers l'édicule Monk Nord.

Par contre, en descendant vers les trains à l’aide des escaliers mécaniques, les passagers sont étonnés par leur arrivée dans le gigantesque volume de la station.

Cet espace immense, incorporant la salle de contrôle et le transept, atteint une altitude de quatre étages, dominant la loge de changeur, les tourniquets et le local commercial. Après l’humilité muette des quais et des édicules, la puissance subite de l’espace coupe carrément le souffle aux voyageurs. Deux vastes arcs-boutants, appuyés sur le roc, passent au-dessus du grand volume pour appuyer le plafond.

La salle de contrôle vue du pied des escaliers. Les formes du plafond traduisent la disposition des accès vers les édicules : au centre, l'escalier vers l'édicule sud; à droite, la passerelle vers l'édicule nord, donnant de part et d'autre sur le volume. Panorama montrant la billetterie, le grand volume et le transept de la station Monk. On aperçoit les arcs-boutants appuyant le plafond du volume, le mur courbe de couleur brun au-dessus de la loge et les sculptures Pic et Pelle de Germain Bergeron.

D’immenses courbes élancées rythment l’espace, surtout un grand arc semi-circulaire entre le plafond et le sol à côté des ascenseurs. La courbe crée une tension évocatrice avec la ligne diagonale des ascenseurs. Une autre grande courbe se dessine le long du mur au-dessus de la cabine de contrôle et de la tabagie.

Des courbes insolites se dessinent également dans le plan de la passerelle, dans l’arche au-dessus de la cage d’escalier menant au quai Angrignon, et dans le portique elliptique qui relie le quai Honoré-Beaugrand à l’espace au pied de ses deux escaliers.

Un grand arc circulaire en équilibre avec la ligne diagonale des escaliers, au niveau de la salle de contrôle. Le grand volume vu de la tête de l'escalier vers le quai Angrignon. On remarque la forme courbe de la passerelle, le puits de lumière éclairant le volume et les sculptures Pic et Pelle de Germain Bergeron.

Les gris et bruns neutres du décor de la station ont en effet la qualité de laisser toute la place aux formes et à la grandeur du volume. Pour ponctuer ce décor sobre, un puits d’éclairage discret aménagé en claire-voie laisse jaillir la lumière du soleil dans cette caverne ombragée, servant en quelque sorte de projecteur naturel pour mettre l’accent sur les formes imposantes du bâtiment et des œuvres d’art. Ailleurs, d’autres claires-voies au-dessus des escaliers vers les édicules admettent également du soleil.

Le transept et le grand volume, vus du quai Honoré-Beaugrand. À noter, l'un des deux grands arcs-boutants qui soutiennent le plafond, ainsi que les courbes de la passerelle et des accès aux quais. La courbe de la passerelle au-dessus des quais et l'alcôve voûtée qui contient l'escalier vers le quai Angrignon.
Les courbes de la voûte au-dessus des quais et de la passerelle. Vue du transept et de la salle de contrôle, encadrée par l'arche au-dessus de l'escalier vers le quai Angrignon. La grande arche elliptique entourant l'accès au quai Honoré-Beaugrand, vue arrière.
La grande arche elliptique au-dessus de l'accès au quai Honoré-Beaugrand, vue de l'autre quai.

Deux sculptures de Germain Bergeron dominent l’espace de part et d’autre de la passerelle; l’accès au quai Angrignon se fait en passant sous elles. Composées de tubes en acier peints de couleur orange, les sculptures, intitulées Pic et Pelle, représentent deux ouvriers travaillant à la construction du métro.

Les sculptures Pic et Pelle, de Germain Bergeron, dans leur contexte du niveau du transept. Détail de Pic et Pelle de Germain Bergeron : la tête de la figure « Pic ». Détail de Pic et Pelle de Germain Bergeron : le pied de la figure « Pelle ».

Les lignes courbes et l’échelle monumentale de ces silhouettes reflètent la station qui les accueille.

Accessibilité

Cette station n’est présentement pas accessible en fauteuil roulant. Aucun plan de mise en accessibilité n’a encore été annoncé.

Selon le Plan de développement d’accessibilité universelle de la STM 2012-2015 (p. 40), la complexité anticipée de l'implantation d'ascenseurs à cette station a été évaluée comme étant élevée (coûts estimés supérieurs à 18 millions $).

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 306 038 départs en 2025

61e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Angrignon : 844,29 mètres
Vers Jolicoeur : 1062,85 mètres

Origine du nom

Boulevard Monk. Plusieurs membres de la famille Monk ont marqué l’histoire politique et judiciaire du Québec. Notamment, Sir James Monk (1745-1826) a occupé le poste de procureur général de la Province de Québec (1776-1789, 1792-1794) et de juge en chef de la Cour du Banc du Roi de Montréal (1794-1820). Par ailleurs, en 1804 il a fait construire une grande maison, Monklands, qui a servi subséquemment comme résidence officielle du gouverneur général du Canada (1844-1849) et est maintenant occupée par le collège Villa Maria.

Son arrière-petit-neveu Frederick Debartzch Monk (1856-1914), avocat, a représenté la circonscription de Jacques-Cartier à la Chambre des communes de 1896 à 1914 et il a occupé le poste de ministre de travaux publics de 1911 à 1912. En 1899, il a rejoint un consortium mené par Joseph-Ulric Émard pour acheter et lotir des terrains agricoles appartenant à la famille Davidson.

En 1902, ce secteur a été érigé en municipalité sous le nom de village du Boulevard-Saint-Paul et puis renommé Ville-Émard en 1902. Annexé à Montréal en 1910, il est toujours connu comme le quartier de Ville-Émard. Une voie ouverte sur ces terrains, anciennement la rue Davidson, est rebaptisée boulevard Monk en 1911.

Nom pendant la phase de planification : Allard.1

Sir James Monk

Sir James Monk
(Source2)

Frederick Debartzch Monk

Frederick Debartzch Monk
(Source3)

Faits divers

  • Plusieurs autres idées de sculptures de Germain Bergeron furent considérées pour cette station. Son premier concept fut une série de soucoupes volantes suspendues du plafond et tournant avec le vent des trains. Le BTM l’a jugé trop dangereux, et a aussi rejeté un plan d’y installer la célèbre sculpture de Bergeron, Don Quichotte, anciennement à la Terre des Hommes et maintenant située à la ville de L’Assomption.
  • Selon le concept original, l’œuvre d’art devait commémorer les ouvriers ayant perdu la vie sur les chantiers du métro. Germain Bergeron a élargi cette idée pour en faire un monument à tous les travailleurs ayant contribué à la construction du réseau. Les deux statues géantes représentant des ouvriers devaient être accompagnées d’une troisième représentant un cadre, mais celle-ci a été jugée superflue.
  • Durant la construction de la station, des policiers et des résidents locaux ont demandé que celle-ci soit nommée « Gilles-Beauvais » pour commémorer un policier tué en service en 1975.4
Esquisse architecturale de la station Monk.

Esquisse architecturale de la station Monk.
(Source5)

Maquette architecturale de la station.

Maquette architecturale de la station.
(Source6)

Le grand volume de la station en chantier.

Le grand volume de la station en chantier.
(Source6)

Vue aérienne de la station en construction.

Vue aérienne de la station en construction.
(Source7)

Des lampes suspendues anciennement situées dans le grand volume, vues environ un an avant l'ouverture de la station. On ignore pourquoi elles ont été retirées, peut-être à cause du vent généré par le mouvement des trains.

Des lampes suspendues anciennement situées dans le grand volume, vues environ un an avant l’ouverture de la station. On ignore pourquoi elles ont été retirées, peut-être à cause du vent généré par le mouvement des trains.
(Source8)

Cet espace obscur se trouvait autrefois au-dessus du local commercial dans la salle de contrôle avant d'être renfermé en 2004 pour y aménager des locaux techniques.

Cet espace obscur se trouvait autrefois au-dessus du local commercial dans la salle de contrôle avant d’être renfermé en 2004 pour y aménager des locaux techniques.

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Monk

Alentours de la station

Monk - Alentours de la station

Adresses des accès

Arrondissement du Sud-Ouest

A Accès Monk Sud : 6805, boulevard Monk, angle rue Allard
B Accès Monk Nord : 6750, boulevard Monk, angle rue Allard

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Plan de quartier de la STM (PDF)

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Dernière mise à jour : 8 Oct 2026

Références
  1. Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩
  2. Anonyme. Portrait de Sir James Monk. c. 1775-1825. Miniature. Collection : Musée McCord Stewart, no. M22340. ↩
  3. Source : The Canadian Parliament; biographical sketches and photo-engravures of the senators and members of the House of Commons of Canada. Being the tenth Parliament, elected November 3, 1904. (1906). Montréal : Perreault Printing Co. P. 217. ↩
  4. Le Borgne, L. (1977, 16 février). Tout le quartier Ville-Émard mobilisé pour faire changer le nom de la future station de métro Monk. La Presse, p. D7. ↩
  5. Source : Gaston, J. The Montréal Métro. Montréal : Bureau de transport métropolitain, 1976. Bibliothèques et Archives nationales du Québec : 0001096208. P. 20. ↩
  6. © Archives de la STM. ↩ ↩
  7. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-049-05. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  8. Photo par Robert Mailloux, La Presse, le 19 août 1977. Source : Fonds La Presse, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P833,S5,D1977-0308.  ↩