Station Frontenac - Grand plan

Ligne 1 verte FRONTENAC

Architectes

Architectes

Robillard, Jetté et Beaudoin
Nouvel édicule (1999) : Christian Bisson

Artistes

Artiste

Aucun

Mise en service

Mise en service

19 décembre 1966

Art et architecture

Panorama des quais, à partir du quai Honoré-Beaugrand. La nef, construite en tunnel, est revêtue du carrelage gris et beige utilisé dans toute la station.

Les quais de cette station du réseau initial sont construits en tunnel à une profondeur considérable. La passerelle et les paires d’escaliers étroits vers les quais occupent un transept qui se prolonge par une courbe de 90 degrés pour atteindre les escaliers vers le rez-de-chaussée.

Un banc de sièges en acier inoxydable au niveau du quai, avec le carrelage gris et beige qui caractérise l'ensemble de la station. L'extrémité de la passerelle, avec son palier et ses escaliers donnant accès au quai Honoré-Beaugrand.
L'un des deux escaliers vers le quai Angrignon. Le transept, vu à partir de l'extrémité de la passerelle (côté Honoré-Beaugrand).
La forme courbe du couloir reliant le pied des escaliers mécaniques avec le transept et la passerelle.

Depuis les trains, on accède au rez-de-chaussée par deux longues volées d’escaliers mécaniques (non accompagnés par des escaliers fixes), reliées par un large palier.

L'une des longues volées d'escaliers mécaniques reliant les quais et la sortie. Le large palier à mi-chemin entre la sortie et les quais.

Malheureusement, la décoration des étendues de mur qui longent ces distances importantes ne fait pas preuve de la moindre audace. L’intérieur entier est revêtu d’une mosaïque aléatoire dans des tons austères de gris et beige; le sol est carrelé de brun. La station est dépourvue de tout élément architectural remarquable et toute œuvre d’art.

Côté ouest de l'édicule. La place adjacente à l'édicule, qui sert aussi de parvis pour le centre culturel avoisinant, accueille un marché public en été. La section circulaire de l’édicule à gauche contient un local pour chauffeurs d’autobus.Côté est de l'édicule. Cette terrasse en contrebas est entourée par des plates-bandes en gradins.
Façade de l'édicule vue de la rue Ontario. On note sa forme courbe et la claire-voie en haut. Intérieur de l'édicule, éclairé par de grands luminaires ronds et une claire-voie (en haut à gauche). La salle en forme d’entonnoir, aux murs faits de blocs de pierre, s’ouvre vers les deux sorties aux coins de la zone non contrôlée. Les tourniquets font face à la tête des escaliers mécaniques vers les quais.

L’édicule originel a été remplacé en 1999. Le nouveau bâtiment postmoderne prend une forme d’entonnoir tant dans son plan que dans sa section, s’élargissant vers l’extérieur à partir de la tête des escaliers. L’intérieur, qui contient la salle de contrôle, est illuminé par un arrangement de luminaires ronds insolites et par une claire-voie le long du côté nord du plafond. Les murs sont constitués de blocs de pierre, garnis de poutres en «ɪ» peintes de bleu. Un local circulaire utilisé par les chauffeurs d’autobus se projette du coin nord-ouest de la façade. L’édicule divise le quadrilatère en deux, délimitant un petit jardin à l’est, et à l’ouest, une place accueillant un marché public.

L’absence totale de tout élément accrocheur dans cette station représente une occasion tristement manquée.

Accessibilité

Cette station n’est présentement pas accessible en fauteuil roulant. Aucun plan de mise en accessibilité n’a encore été annoncé.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

2 300 143 départs en 2023
43e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Papineau : 1157,57 mètres
Vers Préfontaine : 1003,95 mètres

Origine du nom

Rue Frontenac. Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau (1622-1698), filleul du roi Louis XIII, est nommé gouverneur général de la Nouvelle-France en 1672. Malgré des désaccords avec le gouverneur de Montréal et le Conseil souverain au sujet de l’exploration et l’expansion de la colonisation française en Amérique, il est nommé à un deuxième terme en 1689.

En 1690, il repousse l’attaque anglaise de Québec sous la commande de Sir William Phips, après avoir donné sa célèbre réponse à son émissaire : « Je nay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil ». Il meurt en fonction à Québec.

L’odonyme apparaît dans le Lovell’s Montreal Directory pour la première fois en 1874. 1

Nom durant la phase de planification : Ontario2

Louis de Buade, Comte de Frontenac.

Louis de Buade, Comte de Frontenac
(Source3)

Faits divers

  • Le programme artistique d’œuvres sur des sujets historiques proposé par le premier directeur artistique du métro, Robert LaPalme, et jamais complété, prévoyait que cette station accueillerait une œuvre au sujet de « l’arrivée des animaux à Hochelaga ».4
  • Le chantier de cette station a souffert un accident grave le 11 septembre 1964, alors qu’une explosion a tué trois ouvriers et en a blessé 17 autres.5
  • L’ouverture de cette station a été retardée par deux mois après l’inauguration du réseau initial le 14 octobre 1966. Le retard aurait été à cause de difficultés avec les travaux de forage autour de la station. L’ouverture tardive du terminus aurait causé des maux de tête particuliers étant donné la fonction de la station Frontenac comme point de correspondance pour plusieurs lignes d’autobus de l’est de la ville.6
  • Cette station servait de terminus est de la ligne verte entre son inauguration et celle de l’extension vers Honoré-Beaugrand en 1976.
  • Le décor au niveau des quais a été changé depuis l’inauguration de la station. À l’origine, du carrelage mosaïque gris et bleu formant des bandes horizontales en dégradé parait les murs, alors que les planchers et les accents revêtaient des carreaux en tons de brun et orange qui rappellent l’ancien décor de la station Guy-Concordia.
Les dignitaires arrivent pour la cérémonie d’inauguration de la station, le 18 décembre 1966.   Les dignitaires sur le quai durant la cérémonie d’inauguration de la station le 18 décembre 1966. Sur le banc, de gauche à droite : Lucien L’Allier, président de la Commission de transport de Montréal; Paul-Émile Sauvageau, député provincial de Bourget; et Maurice Allard, président de l’Association des hommes d’affaires du quartier Frontenac. À noter, le motif originel du carrelage mural derrière eux.

La cérémonie d’inauguration de la station le 18 décembre 1966
(Source7)

L'ancien décor du niveau des quais.

L’ancien décor du niveau des quais
(Source8)

L'ancien édicule de la station, avant 1999.

L’ancien édicule de la station, avant 1999
(Source9)

Vue aérienne de l'ancien édicule et l'aménagement de l'îlot à l'époque.

Vue aérienne de l’ancien édicule et l’aménagement de l’îlot à l’époque
(Source10)

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Frontenac

Alentours de la station

Frontenac - Alentours de la station

Adresse de l’accès

Arrondissement de Ville-Marie
2570, rue Ontario Est, angle rue Frontenac

Lien vers OpenStreetMap
Lien vers Google Maps

Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

Logo STM

Dernière mise à jour : 2026-09-29

Références
  1. Lovell’s Montreal Directory for 1874-75. (1874). Montréal : John Lovell & Son. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 0005993752. Voir p. 126 (« Street Directory », s.v. « Frontenac »). ↩
  2. Clairoux, Benoît. (2001). Le métro de Montréal : 35 ans déjà. Montréal : Hurtubise HMH. P. 110. ↩
  3. Source de l’image : Aegidius Fauteux. Louis de Buade, Comte de Frontenac et de Palluau. 19e siècle. Lithographe. Source : Archives de la Ville de Montréal, CA M001 BM001-05-P0734. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  4. Une fois décoré, le métro sera un livre d'images sur Montréal. (1968, 25 février). Le Petit Journal, p. 7. Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec. ↩
  5. Explosion dans le métro: 3 morts, 17 blessés. (1964, 12 septembre.) Le Devoir, p. 1. ↩
  6. Tremblay, Albert. (1966, 3 août.) Trois stations ne seront pas prêtes pour l’ouverture du métro en octobre. La Presse, p. 1. ↩
  7. Photographie par René Picard, La Presse, 18 décembre 1966. Fonds La Presse. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 06M,P833,S5,D1966-0382, no. 18, 20. ↩
  8. © Archives de la STM. ↩
  9. Source : Archives de la Ville de Montréal, VM097-Y-02-D005A-011-03. Utilisé en vertu de la licence Creative Commons BY-NC-SA 2.5 CA. ↩
  10. Gaston, J. The Montréal Métro. Montréal : Bureau de transport métropolitain, 1976. Bibliothèques et Archives nationales du Québec : 0001096208. ↩