Station Édouard-Montpetit - Grand plan

Ligne 5 bleue ÉDOUARD-MONTPETIT

Architecte

Architectes

Patrice Gauthier (BTM)
Station du REM (2025) : Lemay, Perkins+Will, Bisson Fortin

Mise en service

Mise en service

4 janvier 1988
Station du REM : 17 novembre 2025

Art et architecture

La nef creusée dans le roc, vue à partir du quai Snowdon. Les murs des quais sont décorés en bandes horizontales de granit gris et rose, et ponctués par des bancs extravagants rose vif. Le carrelage au sol arbore des motifs gris foncé en forme de losange sur un fond gris pâle et rose. Le transept à profil réduit entrecoupe la voûte de la nef, ne laissant que des espaces plutôt étroits pour les escaliers vers la passerelle. Les ascenseurs sont encadrés par des empans de mur qui reproduisent le motif rayé originel en gris monochrome (centre droit). Les éléments d'éclairage standardisés sont rehaussés de plaques circulaires entre chaque boîtier.

Puisque des contraintes structurales importantes, dont un aqueduc souterrain majeur, un puits de ventilation du tunnel ferroviaire Mont-Royal et la construction projetée d’une gare de correspondance le long de ce tunnel, imposaient un plan hétéroclite sur cette station, l’architecte a choisi d’unir ses éléments disparates à l’aide d’une palette consistante et remarquable de tons de rose. Ces coloris prêtent à l’espace un air songeur, voire onirique.

Les quais de la station, en regardant vers l'ouest à partir de la queue du quai Snowdon. La passerelle est flanquée par des paires d'escaliers étroits entre les quais et le niveau du transept. Des lampes murales de forme hémisphérique suivent la ligne des escaliers entre les quais (ici, celui en direction Snowdon) et la passerelle.

L’architecte s’est inspiré du nom planifié pour la station, celui du compositeur français Vincent d’Indy, ainsi que la proximité de l’école de musique de l’Université de Montréal et la salle de concert Claude-Champagne, en choisissant un schéma chromatique qui rappelle les émotions évoquées par la musique. Dans une veine culturelle apparentée, les bandes de différents tons de rose le long des murs, ainsi que les formes en losange dans le carrelage au sol (similaires mais différentes pour chaque niveau de la station), font référence à des styles de la Renaissance, à l’instar de fameux édifices tels que la cathédrale de Florence.1 Les éléments d’éclairage muraux de forme hémisphérique au-dessus des escaliers offrent une touche fantaisiste de plus.

Le pavage au sol, fait de carreaux gris, rose pâle et rose plus foncé, forme des motifs distinctifs sur chaque niveau. Ici, un motif de losanges au niveau des quais. Le pavage au sol, fait de carreaux gris, rose pâle et rose plus foncé, forme des motifs distinctifs sur chaque niveau. Ici, un motif de losanges brisés au niveau du transept. Le pavage au sol, fait de carreaux gris, rose pâle et rose plus foncé, forme des motifs distinctifs sur chaque niveau. Ici, un motif de formes de croix au niveau de la billetterie.

L’élément le plus emblématique de la station est sans contredit le design inoubliable des bancs des quais, au dossier haut et courbé, en béton moulé peint de rose choquant. Conjuguant la postmodernité avec le thème Renaissance, la forme des dossiers rappelle autant de baldaquins et crée un effet de perspective forcée qui donne à la voûte de la nef une illusion de hauteur accrue. 1 Malheureusement, le design semble motivé davantage par le style que le confort; les bancs s’adaptent mal tant au dos qu’au fessier moyens.

L'un des bancs emblématiques des quais, en béton rose vif avec des dossiers hauts en forme de baldaquin. Vue oblique des bancs des quais à l’extrémité ouest du quai Snowdon.

À partir de la nef construite en tunnel, on passe par un transept étroit et une large et profonde cage d’escalier pour gagner la salle de contrôle, immédiatement sous la surface.

La voûte étroite du transept entrecoupe la nef de la station. Perspective vers le nord et les escaliers vers le quai Snowdon. De part et d'autre de la passerelle, des percées visuelles inhabituellement étroites donnent sur les quais. Le bout de la voûte du transept à la tête des escaliers vers le quai Snowdon. Le carrelage écarlate a été ajouté au mur du fond lors de la construction de l’ascenseur (passage à gauche).
Panorama du volume le plus important de la station de métro, soit la cage d’escalier large et profonde entre la salle de contrôle et le niveau de la passerelle. Rendus au pied des escaliers, les passagers tournent à droite pour rejoindre le transept voûté relativement étroit (gauche) qui contient la passerelle vers le quai Snowdon. À l’extrême gauche, encadrée de rouge, se trouve l’entrée vers l’ascenseur principal et son escalier auxiliaire.

La salle de contrôle à plafond bas s’étend pour relier les différentes entrées de la station. Les contraintes structurales ont imposé une forme irrégulière et fluide,2 en heureuse continuité avec le décor féérique de la station. Les murs et les planchers arborent les mêmes tons de rose, quoique les murs à ce niveau misent davantage sur les dégradés que sur les rayures. Les piliers dans cet espace, munis d’un chapiteau circulaire très large, servent en fait à soutenir directement la chaussée au-dessus. Le plafond à caissons circulaires est éclairé par les mêmes lampes hémisphériques.

Panorama de la salle de contrôle. Les piliers sont dotés de larges chapiteaux circulaires qui correspondent à la forme des caissons circulaires au plafond. À gauche, la barrière de perception mène vers la volée principale d’escaliers vers le transept. Le hall à droite rejoint l'accès Édouard-Montpetit situé sous le CEPSUM (centre droit, au fond) et l'édicule Vincent-D'Indy (extrême droite). La salle de contrôle vue depuis le pied des escaliers vers l'édicule Vincent-D'Indy, droite. Le corridor vers l'accès Édouard-Montpetit/CEPSUM est au centre au fond. On aperçoit au sol le motif distinctif de carrelage de cet étage.
Panorama de la salle de contrôle en regardant vers la barrière de perception. Le passage à droite mène à l’accès Édouard-Montpetit/CEPSUM et l’ascenseur; celui à gauche vers la station du REM.
Panorama de la portion ouest de la salle de contrôle. Les escaliers vers l’édicule Vincent-D’Indy, le passage vers le REM et les tourniquets sont à gauche. Le passage vers l’accès Édouard-Montpetit/CEPSUM et l’ascenseur (droite) longe un parapet donnant sur la cage d’escalier principale.
Le corridor entre la billetterie et l'accès Édouard-Montpetit/CEPSUM passe un parapet (gauche) qui donne sur la cage d'escalier vers le niveau du transept. La barrière de perception secondaire ici donne accès à l’ascenseur principal. Dans la portion ouest de la salle de contrôle, un parapet offre une perspective impressionnante sur la cage d’escalier principale en contrebas. La zone contrôlée secondaire au niveau de la billetterie dessert l’ascenseur principal, qui est un peu caché dans une niche près des escaliers vers l’accès Édouard-Montpetit/CEPSUM (gauche).

Le côté ouest de la salle de contrôle forme un passage qui mène vers l’entrée principale, en longeant un parapet qui donne sur la grande cage d’escalier en contrebas. L’entrée est aménagée sous le hall du complexe sportif CEPSUM, et offre également un accès intérieur à ce dernier.

Vue le long du boulevard Édouard-Montpetit sur les trois accès de la station. En avant-plan à droite, l’accès Édouard-Montpetit/CEPSUM; au fond à gauche, l’édicule Vincent-D’Indy, et derrière lui l’édicule du REM. L'accès Édouard-Montpetit est niché sous le pavillon du CEPSUM.
L'intérieur de l'accès Édouard-Montpetit. Au centre, la barrière de perception indépendante menant vers l’ascenseur principal et son escalier auxiliaire. Au centre droit, les escaliers vers la billetterie; à droite, le lien intérieur vers le centre sportif CEPSUM.
La zone contrôlée indépendante au rez-de-chaussée de l’accès Édouard-Montpetit mène vers l’ascenseur principal (gauche) et son escalier auxiliaire (centre). Le lien intérieur entre le hall du CEPSUM et l'accès Édouard-Montpetit.

Cette sortie a été considérablement élargie pour accueillir l’un des deux ascenseurs de la station de métro, complétés en 2026. L’ascenseur principal relie la sortie, le niveau de la billetterie, la passerelle et le quai Saint-Michel; ainsi, son accès est contrôlé par des lignes de perception secondaires au rez-de-chaussée et au niveau de la billetterie. L’ascenseur est accompagné par un escalier secondaire remarquablement costaud qui descend jusqu’au quai. (Fait insolite, l’escalier saute le niveau de la billetterie en descendant de la zone de contrôle secondaire au rez-de-chaussée.)

Le pied de l’ascenseur principal et de son escalier auxiliaire, au niveau du quai Saint-Michel. L’entrée vers l’ascenseur principal et son escalier auxiliaire au niveau du transept est encadrée par un carrelage écarlate vif. À la droite du portique, une section de tubes métalliques curvilignes a été préservée du grillage sur l’ancien puits de ventilation dans lequel l’ascenseur et l’escalier ont été aménagés. L’ascenseur principal au niveau du transept, avec son escalier auxiliaire au fond. À cet étage, il occupe un espace bétonné remarquablement volumineux, un ancien puits de ventilation; l’espace est rehaussé par des murs d’accent carrelés d’écarlate et de noir.

L’escalier est aménagé dans un ancien puits de ventilation, qui est évoqué par la présence d’une section de son grillage curviligne distinctif au niveau du transept. L’escalier et l’ascenseur, à l’instar de leur homologue plus petit entre la passerelle et le quai Snowdon, sont parés de carrelage noir et écarlate vif; des garde-corps écarlates; du béton lisse; de dalles de pierre foncée au sol; et au quai, des sections de mur qui reprennent le motif rayé des murs des quais mais en tons monochromes de gris.

L’escalier auxiliaire accompagnant l’ascenseur principal est encadré par une balustrade écarlate vif et un mur d’accent noir. Cette section se trouve entre les niveaux du quai et du transept. Au fond s’élève la gaine d’ascenseur. L’escalier auxiliaire accompagnant l’ascenseur principal est encadré par une balustrade écarlate vif et des murs d’accent noir. On regarde vers le haut à partir du niveau du transept. L’escalier auxiliaire accompagnant l’ascenseur principal est encadré par une balustrade écarlate vif et un mur d’accent noir. On regarde vers le bas depuis le palier en haut du niveau du transept. L’escalier auxiliaire accompagnant l’ascenseur principal est encadré par une balustrade et un parapet écarlate vif et un mur d’accent noir. On regarde vers le deuxième palier sous le rez-de-chaussée, où un parapet donne sur le niveau du transept en contrebas et une fenêtre laisse voir l’intérieur de la gaine d’ascenseur. L’escalier auxiliaire accompagnant l’ascenseur principal est encadré par une balustrade écarlate vif. Ici on regarde par en haut vers le rez-de-chaussée.
L’entrée au niveau du quai vers l’ascenseur et l’escalier auxiliaire entre le quai Snowdon et la passerelle. La tête de l’ascenseur et de l’escalier auxiliaire entre la passerelle et le quai Snowdon. Les entrées des ascenseurs au niveau des quais (ici le quai Saint-Michel) sont encadrées par des sections de mur qui reprennent le motif rayé originel des murs des quais, mais en nuances de gris.

En face de l’entrée principale, un édicule à l’angle du boulevard Édouard-Montpetit et de l’avenue Vincent-D’Indy prend une forme insolite fuselée qui épouse la courbe de la chaussée. Des moulures en rose vif et des reliefs en béton égayent ce bâtiment en acier, en verre et en béton. Le socle en béton cannelé de l’édicule s’étend un peu au-delà de ses murs pour former des murets décoratifs. Presque entièrement vitré, l’édicule s’ouvre sur le centre de la salle de contrôle pour y faire entrer du soleil.

L’escalier entre la salle de contrôle et l’édicule Vincent-D’Indy. À noter les ferrures distinctives, dont les mains courantes à la forme distinctive garnies de pommeaux et les balustrades ornées de croisillons sur la partie supérieure; semblables aux ferrures standards du métro mais avec de subtiles différences qui ajoutent une certaine élégance. L’intérieur de l'édicule fusiforme abritant l'accès Vincent-D'Indy, vu depuis l’escalier. L'intérieur de l'édicule Vincent-D'Indy, presque entièrement vitré. Le rebord supérieur des fenêtres est décoré d’une rangée de carrés dépolis.
L'extérieur de l'édicule Vincent-D'Indy, encadré par des murets en béton de part et d’autre. L’édicule tourne le dos à la rue et s’ouvre sur une petite place. Les cadres écarlates de la fenestration importante relient l’édicule visuellement avec l’intérieur de la station. Le toit en saillie est mis en évidence par des panneaux en métal. L’édicule Vincent-D’Indy, vu à travers la rue. La façade épouse la courbe de la chaussée.

En 2025, la station de métro fut reliée à la ligne du REM empruntant le tunnel du Mont-Royal. Véritable prouesse de génie civil, un immense puits de 72 mètres de profondeur a permis de rejoindre des quais excavés le long du tunnel centenaire, créant ainsi la station ferroviaire la plus profonde du Canada et la deuxième plus profonde de l’Amérique du Nord.

La station du REM occupe l’emplacement de l’ancien édicule Marie-Victorin de la station de métro, à l’extrémité est de la salle de contrôle. L’édicule a été démoli en 2018 et a été remplacé par un nouvel édicule dans le style caractéristique du REM : une boîte rectangulaire entièrement vitrée, avec des bandes verticales blanches pour tamiser la lumière du soleil. L’édicule à demi-niveaux donne sur le trottoir à son extrémité sud, alors que la sortie inférieure du côté est (au niveau dit « rez-de-jardin ») donne accès au pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal.

L’édicule de la station du REM, vu du coin nord-ouest : une boîte rectangulaire entièrement fenêtrée, avec des bandes blanches sur les vitres pour tamiser le soleil. L’entrée principale de l’édicule du REM, sur son côté sud. Intérieur de l’édicule du REM au niveau de l’entrée supérieure; le parapet donne sur le hall d’ascenseurs.
L’entrée secondaire de l’édicule du REM, sur son côté est, face au pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal. Intérieur de l’édicule du REM au niveau de l’entrée inférieure (dit « rez-de-jardin »). On descend par un escalier (centre droit) du niveau supérieur avant de poursuivre son chemin (gauche) vers le hall d’ascenseurs.

Au niveau du sous-sol de l’édicule, un hall d’ascenseurs accueille la tête des cinq ascenseurs à haute vitesse qui franchissent une profondeur équivalente à un bâtiment de vingt étages pour atteindre le niveau du transept. Ce hall est aussi relié à la salle de contrôle du métro par un corridor qui retient une portion du plafond originel de béton, avec ses caissons circulaires distinctifs.

Le hall d’ascenseurs vu en contrebas depuis le niveau de l’entrée supérieure. L’entrée du hall d’ascenseurs à partir de l’escalier depuis l’édicule (droite) et de la station de métro (gauche). Le hall d’ascenseurs, au sous-sol de l’édicule. Cinq ascenseurs à haute vitesse (gauche) descendent vers la station du REM, l’équivalent de vingt étages de dénivellation.
Le lien entre la station du REM et la salle de contrôle du métro. On note le plafond en béton aux caissons circulaires, un élément originel du corridor qui menait vers l’édicule démoli pour faire place à la station du REM. L’accès vers la station du REM sur le côté est de la salle de contrôle du métro, avec une rampe pour l’accès en fauteuil roulant.

Dans chaque cabine, des bandes DEL animées tracent la montée ou la descente de l’ascenseur. À leur pied, les ascenseurs sont dotés de portes avant et arrière, donnant sur les deux branches d’un hall d’ascenseurs en forme de U. Ainsi, les ascenseurs peuvent faire débarquer les passagers descendants par en arrière avant d’admettre par devant les passagers montants. Or pour une raison inconnue, cette fonction n’est présentement pas en opération automatique. De plus, l’offre de cinq ascenseurs s’avère parfois inégal aux afflux des passagers, notamment durant la session universitaire.3

L’arrière du banc d’ascenseurs au niveau de la billetterie du REM, où les passagers qui descendent peuvent sortir des ascenseurs avant que les portes de l’autre côté admettent les passagers qui montent. À droite, le passage vers la billetterie. La billetterie de la station du REM. Les ascenseurs sont à droite, avec des écrans qui indiquent leur statut. À gauche, la barrière de perception mène vers le corridor donnant accès aux quais.
La barrière de perception du REM, vue en regardant vers les ascenseurs. L’une des mosaïques de Manuel Mathieu se voit à droite. Le corridor du transept à travers les voies du REM, qui relie les quais à la billetterie (droite). Le corridor est agrémenté par cinq mosaïques de Manuel Mathieu, sous le titre Le Mont habité. À l’extrémité du corridor (gauche), une section du roc est laissée à découvert.

La barrière de perception sépare le hall d’ascenseurs et le transept. À partir de ce dernier, un escalier fixe, un escalier mécanique montant et un ascenseur atteignent chacun des deux quais.

Le corridor du transept (gauche) est relié à chaque quai par un escalier fixe et un escalier mécanique montant (ainsi qu’un ascenseur, non visible dans cette photo). Ici, les escaliers descendent vers le quai 1, en direction de la périphérie. L’extrémité du corridor du transept (gauche) est reliée au quai 2, en direction du centre-ville, par un escalier fixe et un escalier mécanique montant. Une section de roc à découvert se trouve à la tête des escaliers. Le pied des escaliers depuis l’un des quais vers le corridor du transept et la salle de contrôle.
Une section en retrait de chaque quai accueille l’ascenseur vers le corridor du transept. On voit à gauche les portes palières le long du quai. Le quai 2. On voit derrière les portes palières un train qui part vers le centre-ville.

Le décor très dépouillé de la station du REM est entièrement distinct de celui de la station de métro. La majorité de la station est revêtue de panneaux métalliques émaillés blancs, dont les variations de largeur créent un certain rythme esthétique. Les panneaux sont horizontaux sur les quais et verticaux ailleurs. La station fait partie de la section stylistique « urbain mixte » du REM, axée sur le rouge.4 Ainsi, certaines zones de l’édicule et du niveau de la billetterie sont ponctuées par des murs d’accent arborant un carrelage céramique rouge, dont les carreaux mats et lustrés forment un motif spécifique à cette station, inspiré par le briquetage du secteur.5 Des éléments tels que la forme rectangulaire du volume, les planchers gris pâle, les portes palières et les luminaires DEL linéaires, sont partagés avec l’ensemble des stations du REM.

Dans l’édicule, un mur d’accent paré de carrelage rouge mat et glacé présente le motif spécifique à cette station. Le rouge est la couleur thématique de ce tronçon du REM; cette couleur et les motifs du carrelage représentent le briquetage des bâtiments avoisinants. Un banc du quai, en métal noir avec des appuis rouges en conformité avec la couleur thématique de ce tronçon du REM. Derrière lui, le revêtement mural métallique émaillé blanc, utilisé dans toute la station.

Toutefois, la station du REM jouit de deux éléments esthétiques uniques. D’abord, au niveau des quais et du transept, des sections à pleine hauteur encadrées de noir et dotées d’un éclairage théâtral mettent en vedette des empans du roc avoisinant, laissé à découvert. Ces interventions remarquables soulignent l’énorme profondeur de la station et le défi de génie qu’elle représente, tout en rappelant les plus petites sections du roc à découvert dans les deux autres stations-correspondance de la ligne bleue, soit Snowdon et Jean-Talon.

Panorama de l’un des quais, centré sur l’une de ses sections de roc à découvert. Une autre section de roc à découvert, sur le quai 1 (vers la périphérie).

Finalement, le transept arbore cinq immenses mosaïques hautes en couleurs, l’œuvre de Manuel Mathieu. En continuité avec le roc à découvert, ces œuvres, sous le titre Le Mont habité, furent inspirées par le détail microscopique observé par l’artiste dans des échantillons du roc volcanique. Ces mosaïques représentent un véritable point d’orgue de vivacité et de couleur qui égaie les profondeurs de la station.

Le corridor du transept entre la salle de contrôle et les quais est égayé par cinq grandes mosaïques hautes en couleurs, une œuvre sous le titre Le Mont habité et signée Manuel Mathieu. On voit ici quatre des cinq mosaïques, entre les deux escaliers vers les quais; la cinquième est plus près de la barrière de perception. La première section de l’œuvre Le Mont habité de Manuel Mathieu, une mosaïque abstraite en bleu nuit et rose, située près de la barrière de perception.
La deuxième section de l’œuvre Le Mont habité de Manuel Mathieu, une mosaïque abstraite en bleu ciel et rouge, située sur le mur sud du corridor du transept, près de l’ascenseur vers le quai 1. La troisième section de l’œuvre Le Mont habité de Manuel Mathieu, une mosaïque abstraite en jaune et bleu roi, située au bout du mur sud du corridor du transept, près de l’ascenseur vers le quai 2.
La quatrième section de l’œuvre Le Mont habité de Manuel Mathieu, une mosaïque abstraite en bleu pourpre foncé et vert, située au bout du mur nord du corridor du transept, près des escaliers vers le quai 2. La cinquième section de l’œuvre Le Mont habité de Manuel Mathieu, une mosaïque abstraite en pêche, lavande et brun vert, située sur le mur nord du corridor du transept, près des escaliers vers le quai 1.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Un ascenseur relie l’accès Édouard-Montpetit (accès A), le niveau de la billetterie (pour l’accès au REM), le niveau de la passerelle et le quai Saint-Michel. Cet ascenseur est doté de barrières de perception indépendantes au niveau de la rue et au niveau de la billetterie. (Ainsi, il faudrait payer pour utiliser cet ascenseur pour descendre au niveau de la billetterie. Un accès libre est possible grâce à l’ascenseur dans l’édicule du REM.) Le deuxième ascenseur relie le niveau de la passerelle et le quai Snowdon. Bien que l’ascenseur principal desserve l’accès juste en dessous du CEPSUM, il n’y a pas d’accès direct au CEPSUM lui-même.

La construction des ascenseurs a débuté en amont du chantier du REM, le 10 août 2020. Or les travaux ont été grandement retardés à cause de difficultés géologiques.6 Les ascenseurs ont été mis en service le 31 mars 2026.

Quant à la station du REM, elle est dotée d’ascenseurs depuis sa construction. Un premier ascenseur relie les deux niveaux d’entrée (des côtés sud et est de l’édicule) avec le sous-sol de l’édicule, où se trouve l’accès à la station de métro. Ce niveau accueille également les cinq ascenseurs à haute vitesse qui descendent vers le niveau de la billetterie. De là, deux ascenseurs descendent vers les quais du REM. Le lien entre la station du métro et celle du REM est pourvu d’une rampe.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 240 081 départs en 2023 (avant l’ouverture du REM)
59e station en achalandage

Profondeur des quais

Profondeur des quais

Station de métro : 16,6 mètres
29e station en profondeur
Station du REM : 72 mètres (station souterraine la plus profonde du Canada; voir Faits divers)

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Université-de-Montréal : 667,60 mètres
Vers Outremont : 1090,60 mètres

Origine du nom

Boulevard Édouard-Montpetit. Édouard Montpetit (1881-1954), un avocat et diplômé en sciences politiques et en sciences humaines, a fondé l’école des sciences sociales de l’Université de Montréal en 1920 et en a assumé la direction. Au cours de sa longue carrière, il a occupé de nombreuses fonctions importantes dans l’administration de l’Université; il a également été professeur pendant 44 ans. L’avenue Maplewood a été rebaptisée en son honneur en 1967.

Nom proposé durant la phase de planification : Vincent-D’Indy.2 Le nom actuel fut adopté à la demande de l’Université de Montréal.1

Maquette architecturale de la station avec les trois accès d'origine.

Édouard Montpetit
(Source7)

Faits divers

  • À cause de la complexité du souterrain autour de la station, dont la présence d’aqueducs et du puits de ventilation du tunnel du Mont-Royal, la planification de la station a duré deux ans et demi. Entre autres, le plafond de la salle de contrôle a dû être conçu pour dissimuler la structure d’un pont supportant la chaussée du boulevard Édouard-Montpetit.1 Ainsi, la barrière médiane du boulevard, construite dans le cadre du chantier de la station, partage des détails stylistiques avec l’édicule de celle-ci.
Plan des prolongements projetés produit par le BTM en 1976, montrant la station sous le nom Vincent-D’Indy.

Plan des prolongements projetés produit par le BTM en 1976, montrant la station sous le nom Vincent-D’Indy.
(Source8)

Esquisse architecturale des quais. À noter, les lampadaires courbes sur le parapet du transept, enlevés depuis.

Esquisse architecturale des quais. À noter, les lampadaires cintrés sur le parapet du transept, enlevés depuis.
(Source2)

Maquette architecturale de la station avec les trois accès d'origine.

Maquette architecturale de la station avec les trois accès d’origine.
(Source9)

Maquette architecturale présentant le rez-de-chaussée, la salle de contrôle, les accès et l'escalier vers le transept.

Maquette architecturale présentant le rez-de-chaussée, la salle de contrôle, les accès et l’escalier vers le transept.
(Source10)

La barrière médiane du boulevard Édouard-Montpetit, dont le socle et les balustrades reprennent le style de l'édicule.

La barrière médiane du boulevard Édouard-Montpetit, dont le socle et les balustrades reprennent le style de l’édicule.

  • Cette station fut conçue à l’origine comme station-correspondance entre la ligne 5–bleue du métro et un éventuel métro de surface (la ligne 3) qui aurait remplacé le train de banlieue Deux-Montagnes sur la voie ferrée du CN. Ce plan a été pris en compte dans la conception de la station de métro,2 mais les coûts énormes projetés l’ont fait reléguer aux oubliettes. Ce projet a refait surface à plusieurs reprises avant qu’une version modifiée ne se concrétise dans le cadre du projet du Réseau express métropolitain (REM). Au niveau des quais, une section élargie de la nef située à l’est du transept témoigne de la connexion qui devait être construite à cet endroit pour relier les quais de la station directement avec la gare.1 Toutefois, cet élément n’a finalement pas été incorporé au projet du REM.
  • L’Université de Montréal a hésité de vendre les terrains où la station devait être construite, par souci de ne pas déséquilibrer ses revenus et mettre ainsi en péril ses subventions. Elle a finalement conclu un accord avec le BTM selon lequel ce dernier l’a compensée en nature, en assumant la construction d’une connexion entre le CEPSUM et la station ainsi que d’une passerelle en surface entre les deux bâtiments du CEPSUM, le tout dans le cadre du même chantier et selon les plans du même architecte.1, 2 Cela explique la similarité du style architectural de la passerelle en question et des édicules originels de la station.
Rendu architectural présentant le raccordement entre la station de métro et d'une gare projetée au niveau du tunnel du Mont-Royal, reliée par un groupe d'ascenseurs à la zone contrôlée du niveau de la billetterie ainsi qu'à un accès direct aux quais du métro.

Rendu architectural présentant le raccordement entre la station de métro et d’une gare projetée au niveau du tunnel du Mont-Royal, reliée par un groupe d’ascenseurs à la zone contrôlée du niveau de la billetterie ainsi qu’à un accès direct aux quais du métro.
(Source11)

Zone en retrait de la voûte de la nef, prévue pour recevoir un raccordement direct entre les quais et les ascenseurs assurant la correspondance à une gare projetée au niveau du tunnel ferroviaire du Mont-Royal.

Zone en retrait de la voûte de la nef, prévue pour recevoir un raccordement direct entre les quais et les ascenseurs assurant la correspondance à une gare projetée au niveau du tunnel ferroviaire du Mont-Royal.

La passerelle entre les deux pavillons du CEPSUM, construite par le BTM pour compenser en nature l'Université de Montréal pour l'utilisation de ses terrains.

La passerelle entre les deux pavillons du CEPSUM, construite par le BTM pour compenser en nature l’Université de Montréal pour l’utilisation de ses terrains.

  • Les plans à l’origine prévoyaient un accès souterrain entre le corridor menant à l’accès Marie-Victorin (démoli depuis) et le pavillon Marie-Victorin de l’université.2
  • Lors des travaux de finition sur cette station, un aqueduc majeur fut percé; des flots d’eau y ont pénétré et noyé station et tunnel pour enfin s’écouler au point le plus bas de la ligne, entre les stations Acadie et Parc.
  • Dans la continuité du thème inspiré par la Renaissance, la passerelle du transept était pourvue à l’origine d’un ensemble de lampes, créant un effet qui, selon l’architecte Patrice Gauthier, devait évoquer un « Pont des Soupirs ». 1 Celles-ci ont été retirées subséquemment.
  • La nef de la station de métro est légèrement courbée.1
  • À 72 mètres sous la surface, la station du REM est la station souterraine la plus profonde du Canada et la deuxième en profondeur en Amérique du Nord,12 après la station Washington Park du système léger sur rails de Portland (Oregon).
Perspective le long du couloir entre la billetterie et l’édicule Marie-Victorin, démoli depuis. On note le carrelage distinctif du passage surélevé. Le plafond aux caissons circulaires a été retenu dans le lien vers la station du REM.

Perspective le long du couloir entre la billetterie et l’édicule Marie-Victorin, démoli depuis. On note le carrelage distinctif du passage surélevé. Le plafond aux caissons circulaires a été retenu dans le lien vers la station du REM.

L'intérieur de l'édicule Marie-Victorin.

L’intérieur de l’édicule Marie-Victorin.

Vue oblique de l'extérieur de l'édicule Marie-Victorin.     Façade de l'extérieur de l'édicule Marie-Victorin.

L’extérieur de l’édicule Marie-Victorin.

La station du REM en chantier en décembre 2022.

La station du REM en chantier en décembre 2022.

Vues de la station avant l’implantation d’ascenseurs :

Panorama des quais avant l’implantation d’ascenseurs.

Panorama des quais

Le transept avant l’implantation d’ascenseurs, avec un puits de ventilation (gauche) à l’emplacement futur de l’ascenseur principal.

Le transept, avec un puits de ventilation (gauche) à l’emplacement futur de l’ascenseur principal

Intérieur de l’accès Édouard-Montpetit avant l’implantation d’ascenseurs. Extérieur de l’accès Édouard-Montpetit avant l’implantation d’ascenseurs.

L’accès Édouard-Montpetit

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station Édouard-Montpetit

Alentours de la station

Édouard-Montpetit - Alentours de la station

Adresse des accès

Station de métro :
Arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

A Accès Édouard-Montpetit : 2040, boulevard Édouard-Montpetit, angle avenue Vincent-D’Indy
B Accès Vincent-D’Indy : 5450, avenue Vincent-D’Indy, angle boulevard Édouard-Montpetit

 

Station du REM :
Arrondissement d’Outremont
80, avenue Vincent-D’Indy, angle boulevard Édouard-Montpetit

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Plan de quartier de la STM (PDF)

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Dernière mise à jour : 7 Sep 2026

Références
  1. Gauthier, Patrice. Présentation durant une visite guidée des stations de la ligne bleue, le 29 septembre 2017. ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  2. Patrice Gauthier, architecte. La station Vincent-D'Indy (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). Février 1983. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-13F. ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  3. Bordeleau, Stéphane. (2026, 14 janvier.) Des files d’attente font pester les usagers du REM à la station Édouard-Montpetit. Radio-Canada. ↩
  4. CDPQ Infra. (2024, 29 juillet). Les thèmes de couleurs du REM. REM.info. ↩
  5. CDPQ Infra. (2020, 29 octobre). À quoi ressembleront les stations aériennes du REM? Découvrez-le à travers une vidéo 3D de la future station Fairview-Pointe-Claire. REM.info. Voir La céramique, image 2. ↩
  6. STM. Procès-verbal de la réunion du conseil d’administration, le 10 décembre 2025. Pp. 9-10. ↩
  7. Albert Dumas. Portrait d’Édouard Montpetit. 1927. Photographie. Archives de l’Université de Montréal. Source : Wikimedia Commons. ↩
  8. Source de l’image : Gaston, J. (1976.) Le métro de Montréal. Montréal : Bureau de transport métropolitain. ↩
  9. © Archives de la STM. ↩
  10. Collection de Patrice Gauthier, architecte. ↩
  11. Source : Image fournie par Marc Lusignan, apparemment tiré de Gauthier, La station Vincent-D’Indy (op.cit.), mais non trouvée dans la copie consultée par l’auteur dans les archives de Montréal. ↩
  12. Stang, Ron. (2021, 6 août.) A deep dive into North America’s second deepest subway station. Daily Commercial News. ↩