Station D'Iberville - Grand plan

Ligne 5 bleue D’IBERVILLE

Architecte

Architectes

Paul G. Brassard et Walter Warren1

Artistes

Artiste

Eddy Tardif
Mise en service

Mise en service

16 juin 1986

Art et architecture

Panorama de la nef de la station D'Iberville, vue à partir du quai Snowdon. La nef est creusée en tunnel dans le roc. Les murs sont parés de simples briques posées verticalement et entrecoupées par des panneaux d'aluminium. Le plancher est carrelé de terre cuite. À l'est (gauche), on voit le parapet de l'accès D'Iberville.

À l’instar de sa station voisine Fabre, la station D’Iberville est creusée en tunnel dans le roc, entre deux accès construits à ciel ouvert. Mais la comparaison s’arrête là; son design est sobre au point d’être austère, avec des lignes droites, des étendues inornées de mur et des couleurs neutres.

Les murs sont revêtus majoritairement de simples briques. Les planchers sont pavés de terre cuite aux niveaux inférieurs et de dalles de granit dans les édicules. Les murs des quais sont en brique posée à la verticale, avec des panneaux d’aluminium intercalés. Les bancs carmin donnent un éclat de couleur vive mais coordonnée. Fait inhabituel, les positions des trains arrêtés sont légèrement décalées l’une de l’autre.

La nef de la station D'Iberville, regard vers l'est depuis le quai Snowdon. L'un des bancs de couleur carmin au niveau des quais. Un train en direction de Saint-Michel s'arrête à l'extrémité est des quais, au pied des escaliers vers la passerelle de cet accès. En avant-plan, une barrière sur le quai opposé permet de voir le petit décalage entre les positions d'arrêt des trains vers Snowdon et ceux vers Saint-Michel.

Dans l’accès ouest (Louis-Hébert), un grand volume profond accueille la billetterie sur un niveau mezzanine, dont le parapet donne sur les quais en regardant vers l’ouest. Cet accès, d’une architecture nettement plus imposante que l’autre, était en effet conçu comme l’accès principal;1 toutefois, il a été converti en accès sans personnel aux années 1990 (de même que les accès secondaires des stations Fabre et Jean-Talon). Cette mesure a été accompagnée par l’implantation des mêmes grandes barrières blanches utilisées à ces dernières stations, à différence des autres accès sans personnel dans le réseau.

Le volume vaste et profond de l'accès Louis-Hébert. À gauche, les escaliers vers l'édicule; au centre et à droite, les clôtures qui entourent la barrière de perception sans personnel. La billetterie sans personnel de l'accès Louis-Hébert fait face au parapet donnant sur les quais. À travers la clôture qui entoure les tourniquets, on voit la sculpture Le Pélican d'Eddy Tardif sur le mur tympan au-dessus de la voûte de la nef.Le haut volume de l'accès Louis-Hébert au-dessus des quais, vu à partir des escaliers vers le quai Snowdon. Au fond, l'édicule éclaire naturellement les escaliers vers la sortie. Le parapet de la mezzanine qui accueille la billetterie passe obliquement au-dessus des voies. On note le décalage de la queue du train vers Saint-Michel arrêtée au quai opposé.
La barrière de perception de l'accès Louis-Hébert vu de la zone contrôlée. Panorama de la zone contrôlée de l'accès Louis-Hébert. À gauche, les escaliers vers le quai Saint-Michel; au centre droit, l'escalier vers le quai Snowdon, excavé en niche. La sculpture Le Pélican d'Eddy Tardif occupe le mur tympan au-dessus de la voûte de la nef; le revêtement métallique brun derrière elle est repris sur le mur de côté au-dessus de l'escalier.
Vue du volume de l'accès Louis-Hébert à partir du palier de l'escalier vers le quai Snowdon. Le palier de l'escalier vers le quai Snowdon. La cage est excavée en niche à partir du volume principal. La sculpture Le Pélican d'Eddy Tardif occupe le mur tympan au-dessus de la voûte de la nef, du côté ouest du volume de l'accès Louis-Hébert.

L’apport artistique principal de la station D’Iberville est la grande sculpture abstraite qui représente Le Pélican, le navire de Pierre Le Moyne d’Iberville. Œuvre d’Eddy Tardif, la sculpture est fixée au mur tympan au-dessus des quais dans le grand volume du transept ouest. Le fond de plaques métalliques brunes, conçu par l’artiste,2 est également utilisé au-dessus de l’escalier vers le quai Snowdon, ainsi que dans l’autre accès sur le mur du fond de la cage d’escalier.

La sculpture Le Pélican d'Eddy Tardif, sur le mur ouest du grand volume de l'accès Louis-Hébert. L'œuvre en fonte d'aluminium commémore le navire de Pierre Le Moyne d'Iberville. La sculpture Le Pélican d'Eddy Tardif, vue en contre-plongée depuis le quai Snowdon.

À l’extrémité est de la nef, des escaliers au bout des quais mènent à un transept de taille assez restreinte, construit dans une voûte surélevée à même l’excavation de la nef; la passerelle de type balcon est située au-dessus de la bouche du tunnel. Ses parapets et le mur du local technique au fond sont positionnés à un angle oblique. Cet accès accueille les ascenseurs, mis en service en 2024; ceux-ci occupent des alcôves de forme cintrée qui bifurquent de chaque quai. Chaque alcôve est également dotée d’un escalier auxiliaire, afin d’éviter de créer un cul-de-sac dangereux en cas d’évacuation.3

Des escaliers à l'extrémité des quais montent vers la passerelle-balcon menant vers l'accès est (D'Iberville). La passerelle-balcon de l'accès est. Au fond, un local technique présente un mur dont l'angle oblique reprend celui du parapet et d'autres angles présents dans la station.
Panorama de la passerelle-balcon à l'extrémité est des quais. Le parapet est constitué de deux volets disposés à un angle oblique, tout comme le mur du fond. Ce transept offre désormais l'accès par ascenseur à chacun des quais.
La passerelle-balcon de l'accès est se trouve dans une voûte à l'extrémité est de la nef. À gauche et à droite, des alcôves accueillent les ascenseurs vers les quais. Le parapet de métal et de verre au-dessus des voies comprend deux moitiés disposées à un angle oblique. Le pied de l'ascenseur vers le quai Snowdon se trouve dans une alcôve voûtée, creusée en niche à partir des excavations existantes. À côté de l'ascenseur, un escalier additionnel permet d'éviter la création d'un cul-de-sac dangereux en cas d'évacuation.

Une cage d’escalier profonde relie ce transept à l’édicule, qui accueille la billetterie. De part et d’autre, les alcôves d’ascenseur (vers le quai Snowdon et vers l’édicule) sont reliées visuellement au pied des escaliers par de petits hublots en métal, peut-être un subtil clin d’œil nautique à la sculpture du Pélican dans l’autre accès.

La cage d'escalier profonde entre l'accès est et la nef. Le fond du volume est doté du même revêtement métallique brun qui se trouve derrière la sculpture Le Pélican dans l'autre accès. Les lampadaires, accrochés à des rails métalliques, ont été ajoutés au même moment que les ascenseurs. Au niveau du transept de l’accès est, une alcôve située à droite des escaliers accueille le pied de l'ascenseur entre le niveau du transept et la surface. Un hublot vers la cage d'escalier se trouve en haut et à gauche de l'ascenseur. Près du pied des escaliers entre l'accès est et le niveau du transept, des hublots offrent une percée visuelle vers les alcôves d'ascenseur de part et d'autre.

Les deux édicules sont assez larges mais plutôt quelconques, au moins au rez-de-chaussée; ils reprennent la brique du restant de la station, avec des toits de béton en légère saillie. Or, le toit de l’édicule ouest, déjà muni d’une imposante bouche de ventilation de forme oblique, a été modifié en 2016-17 par l’implantation d’un appentis technique assez frappant. Cet ajout a été construit à l’angle en réplique à la structure originelle, prêtant à l’édicule une silhouette encore plus remarquable qu’avant; toutefois, son revêtement métallique rouge avec des bandes de blanc et de gris foncé détonne avec le design du reste de la station. Cet édicule est agrémenté par un petit jardin à l’arrière, qui donne sur la ruelle pour offrir l’accès à la station à partir des deux rues transversales.

La façade de l'édicule ouest (Louis-Hébert), face à la rue Jean-Talon. Le toit de béton en saillie de ce bâtiment bas en brique accueille un puits de ventilation de forme oblique (gauche). Un appentis technique ajouté en 2016-17 en reflète partiellement la forme, mais son revêtement métallique rouge avec des bandes grises et blanches détonne. La façade de l'édicule Louis-Hébert le long de la façade de la rue Jean-Talon. On remarque la saillie légère du toit et les motifs du pavage de brique au sol.
Vue arrière de l'édicule Louis-Hébert. Un petit jardin et une placette derrière le bâtiment donnent accès à la ruelle et aux deux rues transversales. L'escalier entre l'édicule Louis-Hébert et la billetterie, surmonté par des poutres de béton, est illuminé par la fenestration qui l’entoure.

L’édicule est a été modifié à son tour lors de l’implantation des ascenseurs en 2020-24. Pour gagner de l’espace à l’intérieur, une aire d’attente triangulaire formant un renfoncement du coin sud-ouest de l’édicule a été réduite et convertie à une forme de quart de cercle. Une extension de béton et de brique sur deux étages a été construite pour accueillir les installations mécaniques nécessaires. Cette fois-ci, on a choisi un design un peu plus harmonieux avec l’architecture d’origine : les fenêtres obliques reprennent les lignes obliques des deux transepts.

L'édicule est (D'Iberville), également de brique avec un toit de béton en saillie. L'implantation d'ascenseurs en 2020-24 a exigé l'ajout d'un local technique (droite), revêtu de panneaux de béton avec des fenêtres obliques. Une alcôve en forme de quart de cercle au coin sud-est de l'édicule D'Iberville offre une aire d'attente couverte. Panorama de l'intérieur de l'édicule est, qui accueille la billetterie de cet accès. Les tourniquets (centre) mènent vers les escaliers aux quais ainsi que l'ascenseur (droite).
La billetterie de l'accès est, située au niveau de l'édicule. L'intérieur de l'édicule est, vu du fond. À droite, les escaliers vers les quais; à gauche au fond, l'ascenseur est situé à côté des entrées et des tourniquets.

Accessibilité

Cette station est pourvue d’ascenseurs pour l’accessibilité aux personnes en fauteuil roulant. Il y en a trois. Un ascenseur relie le rez-de-chaussée de l’accès D’Iberville (est) et le niveau de la passerelle; ensuite, ce dernier est relié à chacun des quais par un ascenseur. Les travaux d’implantation des ascenseurs ont débuté le 19 octobre 2020 et les ascenseurs ont été mis en service le 29 janvier 2024.

Historique et faits divers

Achalandage

Achalandage

1 261 922 départs en 2025

63e station en achalandage

Longueur d'interstations

Longueur d’interstations

Vers Fabre : 644,50 mètres
Vers Saint-Michel : 607,60 mètres

Origine du nom

Rue D’Iberville. Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville (1661-1706) est né à Ville-Marie (Montréal). Il a connu une longue et célèbre carrière comme soldat, capitaine de navire et explorateur. Accompagné à différents moments par certains de ses onze frères, il a fait des expéditions dans la région de la baie James, en Acadie, à Terre-Neuve et dans les colonies anglaises méridionales. Il atteint l’embouchure du fleuve Mississippi en 1699; en 1702 il y fonde la colonie de la Louisiane et en est nommé le premier gouverneur.

Militaire de renommée surnommé le « Cid canadien », il reprend les comptoirs français de la baie d’Hudson aux Anglais en 1694 et leur prend également la Guadeloupe en 1706. Il devient le premier Canadien de naissance à devenir chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Il décède à La Havane. La rue D’Iberville est ainsi nommée avant 1879.4

Forme alternative occasionnelle : Iberville. 1

Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville

Pierre Le Moyne, sieur d’Iberville
(Source5)

Faits divers

  • À l’origine, la sculpture Le Pélican était munie d’un système d’éclairage qui simulait, à l’aide d’un système mécanique élaboré par l’artiste lui-même, les mouvements du soleil le long de la journée.1, 2
  • Le projet d’implantation d’ascenseurs et les modifications conséquentes à l’accès est ont valu au cabinet d’architecture COEX deux certifications or et le Prix du public aux Grands Prix du Design de 2025. 6
  • Une très brève scène de transition du film Sarah préfère la course (2013) de Chloé Robichaud fut tournée dans cette station.
Esquisse architecturale du grand volume de l'accès Louis-Hébert.

Esquisse architecturale du grand volume de l’accès Louis-Hébert
(Source1)

L'édicule Louis-Hébert avant l'ajout d'un appentis technique sur le toit en 2016-17.

L’édicule Louis-Hébert avant l’ajout d’un appentis technique sur le toit en 2016-17
(Source7)

Extérieur de l'édicule D'Iberville avant l'implantation d'ascenseurs en 2020-24. L'aire d'attente couverte de forme triangulaire au coin sud-ouest de l'édicule D'Iberville avant l'implantation d'ascenseurs en 2020-24. Intérieur de l'édicule D'Iberville avant l'implantation d'ascenseurs en 2020-24.

L’édicule D’Iberville avant l’implantation d’ascenseurs en 2020-24

Renseignements généraux

Plan des quais

Les voitures de métro les plus pratiques pour descendre à cette station

Plan des quais - station D'Iberville

Alentours de la station

D'Iberville - Alentours de la station

Adresse des accès

Arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

A Accès D’Iberville : 7151, rue D’Iberville, angle rue Jean-Talon
B Accès Louis-Hébert  : 2400, rue Jean-Talon Est, angle rue Louis-Hébert (sans préposé)

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Plan de quartier de la STM (PDF)

Lien vers le site officiel

Renseignements pratiques, heures d’ouverture, fréquence des passages, lignes d’autobus

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Dernière mise à jour : 11 Oct 2026

Références
  1. Brassard et Warren, architectes. Station Iberville (document de présentation au Bureau de transport métropolitain). c. 1980. Archives de la Ville de Montréal, dossier CA M001 XCD001-D19, cote 1D-06-01-38F. ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  2. Info STM. (2003, 14 janvier). Les artistes du métro de Montréal : Eddy Tardif. Métro Montréal. ↩ ↩
  3. Ouellet, Sylvain [membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal responsable de l’infrastructure]. Message Facebook, 29 janvier 2024. ↩
  4. Fiche descriptive : Rue D'Iberville. Commission de toponymie du Québec. ↩
  5. Anonyme (sans date). Portrait de Pierre Le Moyne d’Iberville. Huile sur toile. Centre d’archives de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Armour Landry, P97. Source : Wikimedia Commons. ↩
  6. COEX Inc. Station D’Iberville. COEX.com. ↩
  7. Source de l'image : Google Street View, mai 2015. ↩